* Le terme "bréviaire" vient du latin "breviarium" que Sénèque emploie d'abord pour désigner un abrégé, un écrit sommaire (brevis - bref) puis qui deviendra, en latin médieval, un recueil de prescriptions (juridiques ou liturgiques).
* Repris en français, le bréviaire désigne un livre de prières. Enfin pas "un" livre : "le" livre, celui qui regroupe et signale toutes les louanges qui doivent être adressées à dieu. A chaque heure de chaque jour selon les rituels officiels de l’église.
* Au temps de Gutenberg, les bréviaires sont des véritables best-sellers et constituent pour les banquiers un investissement sûr au même titre que la bible, les calendriers, les lettres d’indulgence ou les grammaires.
* Par extension, le terme s’applique à tout opuscule qui sert de modèle et qui contient un enseignement indispensable.
* Mais, depuis la toute dernière fin de notre deuxième millénaire, le genre se démocratise : il sort de son aura divine ou quasi-divine pour gagner les simples sphères de la littérature. Il semble, en effet, que le bréviaire soit en train de supplanter le roman, l’essai et le recueil. Il rassemble des fragments d’information plus ou moins savantes, des pensées et considérations personnelles, des textes et parfois même des iconographies, autour d’un thème ou de rien : bréviaire méditerranéen, brèves de comptoir, cool memories, variations sur l’écriture, nourritures terrestres, odes élémentaires, livre des marges, encyclopédie du savoir relatif et absolu, Paris à pas perdus, l’adieu au baroque, villes imaginaires, Paris insolite …
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
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Françoise Boutboul
Psychologue - Psychanalyste
Consultations sur rendez-vous
Françoise Boutboul marque notre époque à la fois par sa personnalité, son puissant intérêt pour l'enfance et sa décision d'œuvrer de tout son impact médiatique à la Cause des Enfants. Elle le fait au nom de la psychanalyse. Sur le thème de l'enfance en souffrance, elle rencontre la reconnaissance du grand public, auquel elle s’adresse par la radio tous les mardis après-midi sur France Culture. Les raisons de son succès valent d'être repérées. En effet, sa vocation première : devenir, dit-elle, "médecin d'éducation" - deux termes apparemment antinomiques - l'amène à innover en posant que, dès sa naissance, le bébé est un sujet. Et un sujet à part entière puisque plongé dans le monde de la parole. Elle s'inscrit là dans la mouvance de Jacques Lacan.
Le Monde, 15 juillet 1976
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
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