Les historiens et les ethnologues pensent que l’identité cimmérienne est un mythe. Les psychiatres ont d’ailleurs défini le Complexe du Cimmérien.
Le mythe du Cimmérien offrirait - selon eux - un fort potentiel d’identification à tous les exclus. Il circulerait à travers le monde véhiculé par l’impérialisme occidental.
Ainsi, il n'aurait pas existé de Cimmériens en Amérique avant l'arrivée de Christophe Colomb. Mais, à l’instant même où le premier conquistador a posé son regard sur les indiens, il aurait inconsciemment cherché et trouvé un Cimmérien. Celui-ci, emporté par la force psychique du mythe et par la puissance du désir informulé de l’autre se serait approprié – comme par obéissance et aliénation - cette nouvelle identité.
Dès que le processus d’identification est opéré, le nouveau Cimmérien réécrirait toute son histoire personnelle et celle de ses ancêtres.
Il est toujours possible de réinterpréter les événements et les souvenirs de sa vie pour les faire entrer dans le mythe cimmérien.
Mais les historiens, les ethnologues et les psychiatres ne croient pas au Récit et ils feignent d'ignorer que les Mayas - bien avant l'arrivée de Christophe Colomb - maîtrisaient l'art des nœuds de tapis.
Type de document : DJ's classes : études cimmériennes
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Dans un Topos, chaque élément en complète un autre : il est engendré, généré, point d’arrivée.
Elément/destination
Mais, chaque élément est aussi et surtout le point de départ d’un complément, d’un commentaire ou d’une association.
Elément/départ
Toutefois, comme chaque élément porte toujours du sens en soi, il peut revendiquer une autonomie qui lui confère un statut subjectif de "centre".
Document/centre
Ainsi les statuts hiérarchiques départ-destination et centre-périphérie s’éclipsent en faveur d’une construction en réseau où chaque élément endosse un statut de destination, de départ et de centre.
Intersection.
Ces quatre fonctions agissent comme des contraintes esthétiques qui stimulent et conditionnent l’écriture et sa génération (protocoles).
J’y vois une métaphore de l’humain où l’individu,
* maillon d’une généalogie, est point d’arrivée et point de départ ;
* évoluant à partir de la conscience de soi, se considère subjectivement comme un centre;
* membre d’un collectif, est un relais du réseau global (intersection).
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun