Les poèmes de Guillevic sont comme des haïkus : minimes. et pourtant, croyez-moi, ils n’ont vraiment rien en commun avec des haïkus. D’abord, parce qu’ils ne finissent pas : ses vers, tous ses vers s’enchaînent comme les années d’une vie, la sienne ou la nôtre ; ensuite parce que, pour lui, la concision n’est pas esthétique, il ne pratique pas la "bonsaï-poésie", je ne l’imagine pas du tout s’extasier devant un arbre mutilé et nanifié, encore moins devant des mots artificiellement resserrés, non. La concision est pour lui une nécessité, une économie, un héritage, un souvenir.
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Voix I
Le Capitaine a navigué de fables en légendes.
Voix II
De rêves en déserts
Capitaine
Le Capitaine s’est échouée
Voix II
Sur quelques côtes
Voix I
Sur quelques livres
Voix II
Murmures sans fin
Voix I
Désillusion ?
Voix I
Je ne sais pas. Je sais seulement que parfois…
Voix II
Oui parfois. Mais de lui.
Capitaine
Il de lui
Voix II
N’attend rien
Voix I
Trop vraie. Si libre.
Type de document : minutes des mémoires absolues
Auteur fictif : Les Greffiers
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun