[ relaxation ]
Imaginez un espace. Un espace sans limite, sans bord. Un espace étoilé.
Et vous, le voyageur, vous tracez votre itinéraire entre les points stellaires au gré de votre volonté.
Votre véhicule est le lien; votre portail, le zapping et votre énergie, le désir.
[ relaxation ]
Et si vous n’avez pas besoin de vaisseau, c’est parce que vous naviguez au sein d’un univers où le continuum a remplacé la différence des régimes formels : désormais sons, images et textes ont été codifiés – encodés – en un langage universel, binaire et numérique.
[ relaxation ]
[ warning ]
Ceci n’est pas le paradis.
Le mythe de l’union primordiale / finale ne se réalise pas dans la virtualité du réseau infini numérique.
[ warning ]
Ce continuum est un leurre – un trompe-l’esprit.
Pour vous en souvenir cherchez l’encodé : décodez.
Pour vous en rendre compte, sentez votre corps. Palpez.
[ warning ]
Résistez : ne traduisez pas votre personnalité en séquences binaires, ne vous transformez pas en avatar chiffré, ne vous laissez pas encoder ! Décodez : cherchez le sens.
Ne vous fondez pas dans la transe du bit techno-hard-industrial-hop 1-0
[ warning]
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
On pourrait imaginer qu’ils se sont parlés, qu’ils ont joué, qu’ils ont ri. On pourrait croire que tout de suite ils ont eu envie de se prendre par la main et d’oser un baiser. On pourrait penser qu’ils se sont dit leur nom. Que Loula, Ludivine, Coquine a montré sa collection d’objets égarés et que P’tit Gars a révélé son album de regards.
Mais d’habitude, quand on imagine, on croit et on pense, on se trompe. On ferait mieux d’attendre d’être informé. Et encore ! Par des sources multiples, indépendantes et dignes de foi.
Alors ! ? s’est-on seulement renseigné sur la crédibilité et le sérieux de ce chantre qui a la prétention de rapporter une histoire ? Qui est-il en réalité ? Que sait-on exactement de lui ?
Il prétend être une femme mais !Ce ne sont pas quelques petits accords au féminin qui suffisent à constituer une preuve et à bâtir une certitude ! Surtout pas en matière de fiction !
Rien ne certifie, qu’en fait, il ne s’agisse pas d’un homme qui profite des mots pour se déguiser, d'un fraudeur de genre !
D'ailleurs, le mot "chantre" appartenant à la catégorie des noms communs masculins, ceux qui se définissent en tant que "chantres" deviennent raisonnablement, logiquement et forcément des hommes
[décret n°4732 alinéa 52 du code civil des "on dit" de la 5ème république littéraire bananière].
(Remix 40)
Type de document : on dit que
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun