Tu crois au marc de café,
Aux présages, aux grands jeux :
Moi je ne crois qu'en tes grands yeux.
Tu crois aux contes de fées,
Aux jours néfastes, aux songes,
Moi je ne crois qu'en tes mensonges.
...
Je ne crois qu'aux heures bleues
Et roses que tu m'épanches
Dans la volupté des nuits blanches!
Et si profonde est ma foi
Envers tout ce que je crois
Que je ne vis que pour toi.
(Pierre cherche un souvenir. Là où il peut.)
Type de document : vers
Auteur fictif : Pierre
Auteur réel : Paul Verlaine
Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale
Référence : Chansons pour elle
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Textes satellites : aucun
Finalement, je ne sais rien. Tout reste à nommer.
Toutes les nuances, les subtilités.
L'homme que j'aime n'est pas l'homme que j'attends.
Le chant que j'imagine n'est pas celui que je clame.
Mes pieds qui marchent ne sont pas ceux qu'on attachait dans mon lit.
Mes yeux qui regardent ne sont pas ceux qui restent secs quand j'ai mal.
Ma bouche qui embrasse n'est pas celle qui dit.
La Seine en crue n'est pas la Seine sous la pluie.
Il faudrait un mot pour chaque état de chaque détail de chaque chose à chaque instant. Il faudrait une mémoire totale. Il faudrait un vocabulaire inépuisable. Il faudrait un langage qui s'invente encore et tout le temps, pour toutes les perceptions, pour toutes les perspectives.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Ludivine
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
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