Le Jeu des Perles de Verre a sans doute été un des secrets les mieux gardés de l'histoire, il n'a pas de commencement et ne connaîtra pas de fin, il se joue même quand ses joueurs ignorent qu'ils sont en train de le jouer.
Scrutez les légendes et les récits, et vous trouverez des mentions plus ou moins cachées à cet art secret.
Avant la création de l'Ordre des Joueurs, le jeu se révélait par lui-même à ses initiés qui savaient sans apprendre ; leur credo était : "fais et comprends".
Ils inventèrent ainsi tous les arts sans les séparer : le récit était médecine ; la médecine, musique ; la musique, mathématique ; les mathématiques, lettres ; les lettres, dessin ; le dessin, architecture ; l'architecture, rhétorique ; la rhétorique, botanique ; la botanique, danse ; la danse, prière ; la prière, physique ; la physique, histoire ; l'histoire, géographie, etc.
Type de document : DJ's classes : l'art du voyage
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La littérature virtuelle ne désigne pas, comme on pourrait le croire, des livres qui sont lus sur des écrans.
La littérature virtuelle désigne des récits conçus pour exister sous différentes formes.
Des récits qui peuvent être tout à la fois
- des livres imprimés traditionnels ;
- des livres électroniques interactifs (hypertextes) ;
- des installations (labyrinthes, livres urbains ou citéLivres, expositions multi-supports ;
- des jeux dispersants ou "pervasive gaming" (des jeux à cheval entre la réalité et Internet).
Le livre devient virtuel parce qu’il peut virtuellement s’incarner sur n’importe quel support. Il n’est pas virtuel parce qu’il a quitté l’espace du papier et du palpable pour se réfugier dans un écran.
Mais, la notion de livre virtuel renvoie également à une deuxième caractéristique : les textes d’un livre virtuel peuvent être lus dans n’importe quel ordre. Il n’y a pas de début, pas de fin, pas de chronologie. De même, il n’est pas nécessaire de lire tous les textes. On peut lire un texte, dix, cent, mille.
Le livre est virtuel car ses textes peuvent - dans leur ordre et dans leur nombre - se prêter à des combinaisons infinies. Il est virtuel parce qu’il est variable et "fractal"