SYMBION n.m. dérivé du grec sumbiôsis "vie en commun, camaraderie"
- Organisme vivant en symbiose avec un autre ou avec d’autres,
- Depuis l’avènement de la cybernétique et de l’Internet, désigne — pour les CYBORGMYSTIQUES la SPHERE SYMBIOTIQUE — l’organisme semi-conscient constitué par l'ensemble des hommes, des machines, des réseaux, des nations, des idées, des informations des intellects et des cognitions.
Encore au stade embryonnaire, le SYMBION construirait son évolution en continuité et en accord avec la biosphère.
Se distingue du Xenopan Intellect et de la Noosphère par l’alliance des intelligences humaines et artificielles sans distinction de qualité ni de prééminence.
- Homme symbiotique : cyborg connecté volontairement au Symbion.
Type de document : encyclopédie du XIU
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La littérature virtuelle ne désigne pas, comme on pourrait le croire, des livres qui sont lus sur des écrans.
La littérature virtuelle désigne des récits conçus pour exister sous différentes formes.
Des récits qui peuvent être tout à la fois
- des livres imprimés traditionnels ;
- des livres électroniques interactifs (hypertextes) ;
- des installations (labyrinthes, livres urbains ou citéLivres, expositions multi-supports ;
- des jeux dispersants ou "pervasive gaming" (des jeux à cheval entre la réalité et Internet).
Le livre devient virtuel parce qu’il peut virtuellement s’incarner sur n’importe quel support. Il n’est pas virtuel parce qu’il a quitté l’espace du papier et du palpable pour se réfugier dans un écran.
Mais, la notion de livre virtuel renvoie également à une deuxième caractéristique : les textes d’un livre virtuel peuvent être lus dans n’importe quel ordre. Il n’y a pas de début, pas de fin, pas de chronologie. De même, il n’est pas nécessaire de lire tous les textes. On peut lire un texte, dix, cent, mille.
Le livre est virtuel car ses textes peuvent - dans leur ordre et dans leur nombre - se prêter à des combinaisons infinies. Il est virtuel parce qu’il est variable et "fractal"