Oui, dans mes carnets je dialogue.
Avec des auteurs, des personnages, des lecteurs, moi, le Scribe, Dottore Pi, Sgarideni, les autres.
Mes carnets sont le lieu de ma vie car ils sont le lieu de ma communication.
Lorsque je parle, mon éloquence est distance. L'art du discours protège du contact. Plus je me revèle à l'oral, moins je dis l'essentiel.
La seule intimité que je connaisse est silencieuse et tactile : contemplation, sexe ou correspondance.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
Le Fleuve Léthé est le fleuve de tous les oublis. On dit que le XIU se sert de ses eaux pour approvisionner ses centres de reconditionnement des DJ's captifs, ses centres d’entraînement des Miliciens et la Castalie
Les Nomades évitent le Fleuve Léthé et ses abords où ils craignent de se perdre et de faire de mauvaises rencontres.