Depuis la première aube du Mont Cimmer, instant de la révélation, le Récit est retranscrit dans les nœuds. Nœuds des châles, nœuds des tresses, nœuds des tapis.
L'écriture des nœuds tissés requiert un long apprentissage corporel et cognitif car les nœuds transmettent non pas des sons, des mots ou des idées mais des unités complexes de sens, d'esthétique et d'émotion que chaque "gardien des nœuds" évoque à sa manière, selon son talent, son art et son langage.
Ainsi le cimmérien possède-t-il deux systèmes de transcription : l'alphabet fini de 23 consonnes et le système infini des nœuds.
Si la lettre est chiffre, le nœud est souffle, vision, mouvement, sentiment, image, musique, architecture, espace, arithmétique, géométrie, danse, mécanique, physique, biologie, et bien d'autres disciplines qui ne trouvent pas de traduction dans les langues non cimmériennes.
Type de document : DJ's classes : études cimmériennes
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
Paris s'enfuit
Paris se quitte
Paris se mire
Dans République
Coin de l'enfance tellurique
Tout s'évanouit
Paris prend fuite
Parcourons la rue de Lancry
Le taxi-phone
Plume pratique
Ouvre l'aile démocratique
Paris se dore
J'entends des cris
De vent tout s'évapore et puis
C'est la tornade au fond du puits
Du puits-couleurs qui sonde
L'abîme
De printemps
Oui ce sont les fêtes
Sucettes
Jeux d'amour et sornettes
Le joyeux bruit des cités-hymnes.
Type de document : vers
Auteur fictif : Fanfan
Auteur réel : Cécile Eckert-Vinot
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun