Avant le 17ème siècle, les compositeurs n’indiquent pas pour quels instruments ils écrivent leur œuvre.
A partir du 17ème siècle, ils prennent en compte les caractéristiques de chaque instrument dans leur composition. Dès lors, l’indication de l’instrument fait partie de l’œuvre.
Le même processus est en jeu dans le récit variable : celui de la composition d’une œuvre à instruments multiples (les médias) en fonction de leurs particularités, de leur idiosyncrasie, et de leur complémentarité.
L’indication de l’instrument est une donnée du texte virtuel (topos).
Le tout, toutes les lignes musicales, tous les timbres, tous les instruments forment l’œuvre globale (topos) et la sélection de certains d’entre eux identifie l’œuvre singulière (la représentation variable).
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Avez-vous remarqué qu’il existe une sociologie de la presse des salles d’attente ?
- chez les notaires, des revues de yachting ou de golf : "faites-moi confiance, je suis riche".
- chez les psys, des catalogues d'enchères : " au bout de dix ans d'analyse trihebdomadaire à dépassement d'honoraires non remboursé, vous m'avez déjà aimablement offert un appartement. Avant votre nouvelle séance, je vous en prie, admirez les prochaines œuvres d'art que vous allez m'acheter ! Après tout, nous sommes entre gens cultivés".
- à côté de ça, La Revue des Montres de mon dentiste pourrait ressembler à une preuve d’humilité mais ne vous y trompez pas ! Elle révèle seulement sa jeunesse : la trentaine "Je débute ma carrière. Pour l'instant, je m'intéresse aux montres. Dans quelques milliers de couronnes et d'implants, on passera aux voitures de course" ;
Faut-il préciser que je déteste les dentistes ? Je suis complètement phobique / névrotique / résistik - depuis toujours - depuis la première fois - j’avais 6-7 ans - je ne comprends pas d’où nous vient ce courage d’ouvrir nos lèvres et de nous en remettre à un inconnu.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun