L’argument narratif encadre chaque élément, chaque tesselle du topos. Il justifie, il donne un sens global auquel se référer mais il n’est pas le but premier de l’écriture ni de la lecture. L’écriture et la lecture se justifient en elles-mêmes et par elles-mêmes.
Toutefois, grâce à l’argument, ceux qui ont besoin d’une narration peuvent toujours s’y reporter, en arrière plan. Les autres jouissent pleinement et simplement du plaisir des mots et des idées.
Ainsi, jamais, le lecteur ni le sens ne sont perdus car toujours la trame de l’argument est présente, permettant de contextualiser le texte lu et de le situer dans une référence fictionnelle. L’hypothèse argumentaire assume la même fonction que l’argument narratif mais pour d’autres types de lecteurs.
L’argument narratif se manifeste au travers des catégories « auteur fictif », « types de documents » et « courants narratifs » et l’hypothèse argumentaire se dévoile au travers de la catégorie « courants thématiques ».
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
streetDJ
A Bastille, une fresque dit qu'il faut se méfier des mots.
Un conseiller de quartier
Je trouve que ce n'est pas juste. Les mots, c'est quand même le seul vecteur qui nous permette de définir la réalité. Si nous nous mettons d'accord sur la façon dont nous voyons le rêve et la réalité, nous allons utiliser les mêmes mots. Je ne peux pas, moi, décider seul du sens d'un mot. Il faut que ce soit un sens suffisamment universel pour s'accorder avec celui des autres, pour définir une réalité commune à partir de laquelle nous pouvons éventuellement bâtir le rêve. Il ne faut pas se méfier des mots mais de leur utilisation. C'est différent.
Printemps de la Démocratie
Juin 2005
Centre Malraux
6ème
Type de document : minutes des mémoires absolues
Auteur fictif : Les Greffiers
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun