Il est deux imaginations pour Bachelard.
L’imagination formelle, imagination de surface, de la nouveauté et l’imagination matérielle, imagination des profondeurs, du primitif, de l’éternel, de l’élémentaire.
L’imagination matérielle a un poids, un toucher, elle est aussi familière au sensoriel qu’au mental.
Ces deux imaginations se distinguent sans s’opposer : peut-on réellement dissocier l’abstrait du concret, la forme de la matière, la surface de la profondeur, l’intérieur de l’extérieur ?
Il est certain que l’imagination matérielle utilise l’élémentaire pour s’inséminer [l’eau, la terre, le feu, l’air]. Elle est essentiellement alchimique. Mais d’autres substances peuvent prétendre au statut de matière symbolique : pour cela elles doivent impérativement porter la dualité bénéfique / néfaste à l’exemple du feu qui réchauffe ou calcine.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
streetDJ
A Bastille, une fresque dit qu'il faut se méfier des mots.
Un conseiller de quartier
Je trouve que ce n'est pas juste. Les mots, c'est quand même le seul vecteur qui nous permette de définir la réalité. Si nous nous mettons d'accord sur la façon dont nous voyons le rêve et la réalité, nous allons utiliser les mêmes mots. Je ne peux pas, moi, décider seul du sens d'un mot. Il faut que ce soit un sens suffisamment universel pour s'accorder avec celui des autres, pour définir une réalité commune à partir de laquelle nous pouvons éventuellement bâtir le rêve. Il ne faut pas se méfier des mots mais de leur utilisation. C'est différent.
Printemps de la Démocratie
Juin 2005
Centre Malraux
6ème
Type de document : minutes des mémoires absolues
Auteur fictif : Les Greffiers
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun