tu portes ta peau

La transparente : tu portes ta peau comme un masque qui protégerait ta béance dans une sincérité absolue. Moi, je ne sais pas me camoufler. Je préfère habiter le néant.

La dermographe : ma peau ne cache rien, elle imprime, elle exprime. Elle rapporte. Ma peau me trahit.


Type de document : minutes des mémoires absolues

Auteur fictif : Les Greffiers

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

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se méfier des mots

streetDJ
A Bastille, une fresque dit qu'il faut se méfier des mots.

Un conseiller de quartier
Je trouve que ce n'est pas juste. Les mots, c'est quand même le seul vecteur qui nous permette de définir la réalité. Si nous nous mettons d'accord sur la façon dont nous voyons le rêve et la réalité, nous allons utiliser les mêmes mots. Je ne peux pas, moi, décider seul du sens d'un mot. Il faut que ce soit un sens suffisamment universel pour s'accorder avec celui des autres, pour définir une réalité commune à partir de laquelle nous pouvons éventuellement bâtir le rêve. Il ne faut pas se méfier des mots mais de leur utilisation. C'est différent.

Printemps de la Démocratie
Juin 2005
Centre Malraux
6ème


Type de document : minutes des mémoires absolues

Auteur fictif : Les Greffiers

Auteur réel : anonyme

Provenance du texte : Printemps de la Démocratie

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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