[ relaxation ]
Imaginez un espace. Un espace sans limite, sans bord. Un espace étoilé.
Et vous, le voyageur, vous tracez votre itinéraire entre les points stellaires au gré de votre volonté.
Votre véhicule est le lien; votre portail, le zapping et votre énergie, le désir.
[ relaxation ]
Et si vous n’avez pas besoin de vaisseau, c’est parce que vous naviguez au sein d’un univers où le continuum a remplacé la différence des régimes formels : désormais sons, images et textes ont été codifiés – encodés – en un langage universel, binaire et numérique.
[ relaxation ]
[ warning ]
Ceci n’est pas le paradis.
Le mythe de l’union primordiale / finale ne se réalise pas dans la virtualité du réseau infini numérique.
[ warning ]
Ce continuum est un leurre – un trompe-l’esprit.
Pour vous en souvenir cherchez l’encodé : décodez.
Pour vous en rendre compte, sentez votre corps. Palpez.
[ warning ]
Résistez : ne traduisez pas votre personnalité en séquences binaires, ne vous transformez pas en avatar chiffré, ne vous laissez pas encoder ! Décodez : cherchez le sens.
Ne vous fondez pas dans la transe du bit techno-hard-industrial-hop 1-0
[ warning]
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
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J'aime la hauteur du tunnel. Je déteste l'odeur de boule puante.
J'aime les parois de verre qui nous protège du suicide. Je déteste la Brazil impression.
J'aime que les trains à l'approche soient annoncés sur un écran. Je déteste entendre le nom des stations juste avant l'arrêt.
J'aime qu'elle ne soit jamais en grève. Je déteste que seules les machines soient aux commandes.
J'aime la fréquence des rames : environ toutes les deux minutes. D'où découlent deux avantages majeurs : la faible densité de peuplement des wagons et l'inutilité de se presser pour attraper un train en quai. Il y en aura un autre dans deux minutes et on le sait.
J'adore la vue panoramique : open space entre les wagons, des vitres à l'avant, à l'arrière sur le côté, tout du long.
J'adore l'impression d'être dans Star Trek. Il suffit de remplacer la vision raisonnée du canal souterrain par l'idée d'un canal interspatial où l'on naviguerait à trop grande vitesse pour distinguer les objets célestes. [vitesse lumière]
Qu'on ne s'y trompe pas, je n'ai ni aimé ni détesté Amélie Poulain. Enfin la balance penche quand même d'un des deux côtés. Soyons honnêtes.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun