dans un autre des mondes possibles

Dans un autre des mondes possibles, tels que les définit David Lewis dans sa théorie du "Réalisme Modal", j'existe, vous existez, tout le monde existe, mais
1. les 3 espaces ne sont pas tangibles, seul l'espace réel est pleinement manifesté ; Kiméria et Numer sont des vues de l'esprit ;
2. le Voyage renvoie à l'aventure de l'esprit sous toutes ses formes (dans une certaine mesure, tout le monde est un "voyageur") ;
3. le XIU n'existe pas en tant qu'institution mais en tant que principe de contrôle inconscient de la vie de l'esprit et de l'art, principe d'autant plus puissant que la société est mondialisée par une "hypermédiatisation" due aux Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication ; ce principe étant sans doute lié à l'hégémonie de la pensée post-moderne et déconstructionniste qui se retrouve entre autres dans la dictature de l'Art Contemporain qui n'est plus si contemporain que ça... (dans ce cas, le sigle XIU renvoie uniquement à la plaisanterie qui circule et qui déploie l'acronyme XIU en Xénophobes Intellectuels Unifiés et non pas en Xenopan Intellect Universel).

Dans cet univers parallèle, quelqu'un imagine la possibilité de notre existence et voit en nous la métaphore des enjeux de sa société hyperindustralisée et hypermédiatisée qui souffre nécessairement d'une crise identitaire et d'une crise fiduciaire encore plus poussée que la nôtre, puisque nous avons la possibilité du Voyage.

Dans ce monde, qui êtes-vous ? qui suis-je ?

Je m'imagine auteur et chercheur, tentant de concevoir le Récit variable et, pourquoi pas, d'inventer l'univers des 3 Espaces (le nôtre), en proie, bien sûr à l'inertie de la "XIU" (et non plus du XIU) qui régit les commissions d'attribution de subvention, les lieux d'arts et de savoir, etc....

Et vous, qui seriez-vous ?


Type de document : DJ's classes : classes générales

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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j'aime, je déteste

Ligne 14

J'aime la hauteur du tunnel. Je déteste l'odeur de boule puante.
J'aime les parois de verre qui nous protège du suicide. Je déteste la Brazil impression.
J'aime que les trains à l'approche soient annoncés sur un écran. Je déteste entendre le nom des stations juste avant l'arrêt.
J'aime qu'elle ne soit jamais en grève. Je déteste que seules les machines soient aux commandes.

J'aime la fréquence des rames : environ toutes les deux minutes. D'où découlent deux avantages majeurs : la faible densité de peuplement des wagons et l'inutilité de se presser pour attraper un train en quai. Il y en aura un autre dans deux minutes et on le sait.

J'adore la vue panoramique : open space entre les wagons, des vitres à l'avant, à l'arrière sur le côté, tout du long.

J'adore l'impression d'être dans Star Trek. Il suffit de remplacer la vision raisonnée du canal souterrain par l'idée d'un canal interspatial où l'on naviguerait à trop grande vitesse pour distinguer les objets célestes. [vitesse lumière]

Qu'on ne s'y trompe pas, je n'ai ni aimé ni détesté Amélie Poulain. Enfin la balance penche quand même d'un des deux côtés. Soyons honnêtes.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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