"Me rend" se traduit-il ¿ me vuelve o me torna?
Cette distinction, de la langue castillane, qui oppose "volverse" à "ponerse/tornarse" manque à la langue française.
Elle introduit la problématique de la [ permanence/impermanence ] de la transformation : Quand la modification est [ irréversible ], on emploie [ volver ] ; quand elle est [ passagère ], on lui préfère [ tornarse ] ou [ ponerse ].
Il est intéressant de noter que [ volver ] signifie par ailleurs [ revenir ], comme si un changement définitif n’était pas une évolution mais une involution, le retour à un état naturel perdu.
Pour ma part, j’ai beaucoup de mal à utiliser "volver" car je ne sais pas croire au définitif, aux jamais et aux toujours. C’est pourquoi je me joins à Mercedes Sosa pour chanter :
"Cambia lo superficial, cambia también lo profundo, cambia el modo de pensar, cambia todo en este mundo ... y asì como todo cambia que yo cambie no es extraño"
"change le superficiel, change aussi l'essentiel, change la façon de penser : dans ce monde tout doit changer ... et puisque tout change, si moi aussi je change, pourquoi s'en étonner ?"
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Rubrique "Paroles de Citoyens"
Nous sommes plusieurs générations à avoir habité ce même quartier.
Il est très enclavé et fait très village, parce que d'un côté, il y a le périphérique et, de l'autre, il y avait autrefois les voies SNCF et maintenant les entrepôts.
C'était un no man's land à gauche, un no man's land à droite.
Ce qui fait que, même si les politiques veulent qu'on soit un seul et même quartier avec l'autre côté de la voie des chemins de fer, et bien c'est pas possible, on reste malgré tout le Quartier Charles Hermite.
Et les choses se développent beaucoup dans le quartier, ici, dans notre périmètre, grâce aux habitants.
C'est vrai, on a un peu de mal — non pas à s'ouvrir — mais à concevoir des initiatives avec les gens de Max Dormoy.
La réalité de ce quartier, c'est ce quartier.
Charles Hemite.
Et on y est bien.
Type de document : XIU : journal officiel
Auteur fictif : Le Journaliste
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun