Il m'a retrouvée.
Après tant d'années, il m'a retrouvée.
Et tous ces souvenirs sur lesquels j'avais bâti mon écriture, toute la légende de l'adieu, de la séparation, de l'absolu / l'errance de lui que j'ai vaillament transformée en exploration des 3 Espaces / le déchirement qui est devenu sillon, qu'en restera-t-il ?
Vient-il brandir l'épée incandescente ?
En est-il capable ? En ai-je envie ?
Suis-je prête à oublier que je suis Capitaine ?
A-t-il seulement entendu parler du voyage ?
Peut-il imaginer qui je suis…
Lui-même, est-il …
Je dois faire attention. Trop d'émotions, trop d'obsessions, inhibent ma capacité au voyage. Et, je ne peux pas me permettre de baisser ma vigilance.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : La Espada Encendida, Pablo Neruda
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Les grandes enseignes rassurent.
Où que l'on soit, on n'est jamais perdu puisque le sigle appelle, lumineux au milieu de l'inconnu. Puisque les portes du temple sont ouvertes.
Le phénomène est particulièrement flagrant quand on arrive la nuit dans une ville. Les noms s'étalent en rouge, en vert, en bleu. Véritables veilleuses dont la fonction est de tranquilliser l'enfant effrayé.
Dors, petit, dors, la société de consommation veille sur toi.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
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