Pouvoir aller partout vite et aisément, c’est n'être nulle part.
J’ai vécu dans tant de lieux, j’ai vu tant de terres que les paysages ont fusionné et plus rien n’est consistant. L’Equateur, l’Australie, la Californie, les Vosges, les Alpes, la Toscane, Kiméria... je ne sais plus ... je ne sais plus . Le seul espace que je connaisse avec certitude est celui de mon écriture. Pas même celui de ma parole ou de ma pensée. Hors du graphe, je vis dans la contemplation absolue d’un flou total (principe d’incertitude).
Envisagez-vous les séquelles de cette attitude dans mon lien à l’autre, dans mon lien à vous?
Au Dottore Pi
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : Sénèque (lettre II à Lucilius)
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
La Reynie, Gabriel Nicolas de
(1625-1709)
dit "le premier flic de France".
Et non ! Il n’y a pas toujours eu des flics : la police a été créée en 1667 et La Reynie en fut le premier patron. Grand espion, il développa un immense réseau d’indics. On le compare à Vidocq .
Vous avez remarqué ? La police est créée en 1667 et, immédiatement après, la Cour des Miracles est rasée. Ca, ce n’est pas une synchronicité, non. Et rien à voir avec la sérendipité. C’est une mesure destinée à en mettre plein la vue, à prouver qu’on va faire du bon boulot, qu’on va être un bon chef de la sécurité. Une mesure d’assainissement du territoire.
L’ordre public passera-t-il toujours avant les Cours des Miracles ?
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1