Je reprends une de vos remarques. Je ne suis pas d'accord avec vous : non, les papiers dans la pochette de mon carnet noir ne sont pas des paperolles. Ce sont des oublis.
Mais - comme de coutume - ma contestation confirme votre intuition : les paperolles que Monsieur Proust ajoutaient à ses carnets pour compléter ses écrits annonçaient les procédés d'organisation au sein des espaces virtuels littéraires.
Comme des "remix", les paperolles viennent étoffer la narration. Ils réécrivent interminablement des épisodes du récit. En inventent des nouveaux. En détaillent des anciens.
Transformation / expansion permanente.
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Le modèle est une organisation, c’est-à-dire à la fois un découpage catégoriel, une réglementation d’affiliation aux catégories, une réglementation d’appartenance au topos et une réglementation de liaisons entre éléments. Le modèle permet ainsi non seulement de déterminer quel élément (ou tesselle) peut appartenir au document virtuel mais il permet également de donner une place aux éléments introduits.
C’est grâce à son modèle qu’un document virtuel peut croître et qu’il est apte à l’écriture coopérative. C’est également grâce à son modèle qu’il peut s’actualiser sur différents médias, selon une infinité de mises en forme et de combinatoires.
Le modèle fait du récit un dispositif et non plus seulement une œuvre, un processus et non plus un produit.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun