Dans "Le ventre de Paris” de Zola, roman naturaliste qui prend pour décor et/ou personnage les Halles, deux couples accrochent ma mémoire : les bouchers gras qui trempent dans leur bonne conscience [les Quenu-Gradelle] et les orphelins ingénus qui poussent dans la rue avec insouciance [Marjolin et Cadine].
Claude, le peintre pauvre et maigre, le seul que j’aime vraiment dans cette histoire, parle de réaliser le portrait des deux adolescents mais [à vérifier] son art l’entraîne irrévocablement et systématiquement vers les natures mortes [légumes, viandes, fruits et autres compositions maraîchères].
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 3
Neruda anodin, tu m’as appris à tout versifier, à bien regarder, sentir et écouter, à devenir transparente pour mieux attraper des mots de rien du tout, des tout petits riens, des éternuements et des atermoiements, des grains et des frissons, des poteaux et des nuages, des choux et des métiers, sans honte, sans crainte : l’hermétique est beau, il est bon, l’anodin aussi.
Non, tu n’es pas simple comme un Prévert. Tu es simple comme une photographie verbale trempée dans les salins du Pacifique : les mots sont la matière des images, pas les couleurs, pas les formes ni les espaces.
A Pablo Neruda
Type de document : vers
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun