Comment sais-tu la douleur
Toi qui nais et meurs dans l'instant ?
Comment vis-tu le rêve
Toi qui traverses le temps mémoire fracassée?
Comment vois-tu l'avenir
Toi qui projettes le néant sans espoir de retour ?
Ors éclatés, pourpres enflammées, azurs safranés,
Croupes enfiévrées, nuques courbées, regards aimantés,
Nébuleuses volutes, nuées incandescentes, soleils brûlés,
Décor crayeux qui sculpte et fige les frontières,
Où est le chemin de convergence qui mène à la matrice ?
Type de document : chants du chœur
Auteur fictif : Le Chœur
Auteur réel : ERL
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Neruda anodin, tu m’as appris à tout versifier, à bien regarder, sentir et écouter, à devenir transparente pour mieux attraper des mots de rien du tout, des tout petits riens, des éternuements et des atermoiements, des grains et des frissons, des poteaux et des nuages, des choux et des métiers, sans honte, sans crainte : l’hermétique est beau, il est bon, l’anodin aussi.
Non, tu n’es pas simple comme un Prévert. Tu es simple comme une photographie verbale trempée dans les salins du Pacifique : les mots sont la matière des images, pas les couleurs, pas les formes ni les espaces.
A Pablo Neruda
Type de document : vers
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun