Aujourd'hui, enfin, j'ai eu une vision du Scribe. De son livre. Je ne l'ai pas encore localisé. Peut-il l'être d'ailleurs ?
Est-ce une question de localisation et d'espace ?
Mais je l'ai vu.
Et dans son livre, naissait tous les récits. Dans un langage qui rassemblait toutes les langues connues et inconnues. Car il est des langues qui n'ont pas trouvé le chemin des voix humaines. En ce monde-ci.
Type de document : journaux de bord
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Neruda anodin, tu m’as appris à tout versifier, à bien regarder, sentir et écouter, à devenir transparente pour mieux attraper des mots de rien du tout, des tout petits riens, des éternuements et des atermoiements, des grains et des frissons, des poteaux et des nuages, des choux et des métiers, sans honte, sans crainte : l’hermétique est beau, il est bon, l’anodin aussi.
Non, tu n’es pas simple comme un Prévert. Tu es simple comme une photographie verbale trempée dans les salins du Pacifique : les mots sont la matière des images, pas les couleurs, pas les formes ni les espaces.
A Pablo Neruda
Type de document : vers
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun