comme des haïkus

Les poèmes de Guillevic sont comme des haïkus : minimes. et pourtant, croyez-moi, ils n’ont vraiment rien en commun avec des haïkus. D’abord, parce qu’ils ne finissent pas : ses vers, tous ses vers s’enchaînent comme les années d’une vie, la sienne ou la nôtre ; ensuite parce que, pour lui, la concision n’est pas esthétique, il ne pratique pas la "bonsaï-poésie", je ne l’imagine pas du tout s’extasier devant un arbre mutilé et nanifié, encore moins devant des mots artificiellement resserrés, non. La concision est pour lui une nécessité, une économie, un héritage, un souvenir.


Type de document : DJ's classes : études comparées

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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à l'encre et à la souris

La gestuelle/ordinateur détermine mon écriture :
Dix doigts qui font des claquettes sur le clavier ;
La main droite qui joue des castagnettes avec la souris (double click, click, click)

Et pourtant, c'est la calligraphie qui détermine mon écriture :
Trois doigts qui se serrent et parfois se crispent,
Le flanc de la main qui glisse.
Peau dermographe (vous le savez) sur papier striée.

Traces.

A l'encre, je fige mes premières inspirations dans des carnets bleus et noirs à élastique ;
A la souris, je chasse le repentir sur des ordinateurs à écran plat.

Au Dottore Pi


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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