Les plus souvent, on dénombre 5 types différents de vortex.
1. les vortex stables, ceux dont la position (sur Erel) ne varie pas.
Il existe 3 différentes catégories de vortex stables :
— les vortex stables exacts, qui mènent toujours au même endroit (en Kiméria ou en Numer) ;
— les vortex stables approximatifs dont la destination oscille autour d'un centre fixe ;
—les vortex stables probables dont la destination appartient à un ensemble déterminé de lieux.
2. les vortex spontanés, qui jaillissent (en Erel) de façon totalement imprévisible : on ne sait pas où ni quand ils apparaissent, on ignore également vers où ils mènent, on ne peut pas même prévoir avec exactitude combien de temps ils resteront ouverts. Ces vortex peuvent happer des non-voyageurs.
3. les vortex saisonniers qui s'ouvrent à certaines périodes de l'année en des régions repérées. Certains considèrent les vortex saisonniers comme un sous-type de vortex stables. D'autres estiment que le flou concernant chacun des paramètres du vortex (date, point de départ, point d'arrivée) distingue radicalement les vortex saisonniers des vortex stables.
4. les vortex artificiels créés par la technologie des adeptes. Ces vortex artificiels sont créés par des instruments de taille variable qui peuvent être aussi vastes qu'un bâtiment ou aussi petits qu'un implant cérébral.
5. les vortex mentaux générés par l'esprit des voyageurs nomades.
Il existe une controverse qui oppose ceux qui pensent que les nomades créent un vortex par leur esprit et ceux qui pensent que les nomades n'ouvrent aucun vortex, qu'ils changent la nature même de leur matière corporelle (variation de type vibratoire) ou bien qu'ils se téléportent (transfert de l'information).
Type de document : DJ's classes : l'art du voyage
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Assis sur la poubelle, rue Saint Honoré, en face de Colette, la besace en bedaine et le sourire excavé. Un noir et blanc jamais vu. Juste après les tailleurs fuchsia et orange. Les textures et les rocailles.
Les talons ne claquent pas encore sur les trottoirs, seuls les chantiers ont ouvert leur pas de porte. Les bennes se remplissent en cadence. Aujourd’hui, demain, le temps de prendre un café chez Élie et une nouvelle boutique s’est habillée. La rue devient baroque total. Elle prend sa place, petite sœur du faubourg, moins haute, branchée néo-rococo. Décor offert aux touristes de la troisième dimension - le relief devient un tel affront – interface artefactuelle artificielle (vous avez vu? Même les boulangeries ont l’air de sortir de chez Hansel et Gretel, conte de fées ou de sorcières pour électeurs abrutis par l’information en continu et en réseau, images sans surprise où les indiens de tous bords valent toujours mieux que les cowboys – qu’importe le cannibalisme s’il est authentique ? )
Perché sur la poubelle, rue Saint Honoré, devant l’étalage de gâteaux luisants et de sandwichs rassasiés, la besace en bedaine et le sourire excavé, élément déclencheur de l’enthousiasme d’une journée qui devrait être une journée d’été, mais l’été 2001 tarde à réchauffer nos os qui sont las de la mousson, des tornades et des inondations. Qu'on nous le dise à la fin : ici, y’a plus de climat continental. C’est devenu les sous-tropiques de latitude fog radioactif.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun