elle récitait

Moi je dis que les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et que c'est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications. Faut pas s'étonner après que les gavroches, elles refusent de parler !

Pour sûr qu'elle était comme ça Loula. Vraiment comme ça. Elle ne parlait pas.

Elle récitait.

Et elle tenait bon, je peux vous l'assurer. De mémoire de Griotte, j'avais jamais vu ça.

Ha ha !

remix St Exupéry


Type de document : chants des petits griots

Auteur fictif : Miss Tigri

Auteur réel : Antoine de Saint-Exupéry

Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale

Référence : Le Petit Prince

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

sortants

> changer les liens

déesse chimère

Petit jeu :
J'imagine …

Des chercheurs d'un autre monde, observent Paris, l'étudient. Période : 2001-2002-2003-2004-2005. Et ils tirent les conclusions suivantes:

"Les Parisiens vouent un culte public et absolu à une déesse chimérique,
mi-léopard — mi-papillon — hermaphrodite — menthe religieuse — guenon au pagne d'or — Sainte Vierge en Assomption.

Suivant les saisons, elle invoque des rites commerciaux différents et convoque ses ouailles dans un temple en forme de galeries.

Son culte implique qu'on la consomme sous forme de petits œufs noirs de poissons, double héritage chrétien [symbole archaïque du christ, d'une part, et hostie, de l'autre].

En convolant dans l'allégresse avec un géronte, cette déité promet une vigueur sexuelle absolue à tous les hommes. Mais, paradoxalement, elle menace ceux qu'elle aguiche de deux longs pics pointus qui couvrent ses seins, révélant ainsi le tabou absolu du corps féminin qui est dénudé pour mieux être prohibé.

Ce culte semble emporter l'assentiment général car l'espace public dans son entier est voué - sans protestation ni soulèvement - à l'adoration de cette figure païenne ."


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.