Je ne t'ai pas quitté,
je t'ai extirpé.
De moi, mon corps, mon âme,
mon destin.
Ce fut, c'est, comme m'arracher un organe encore vivant
peut-être vital,
comme dévier non pas une rivière ni un fleuve,
mais un océan.
Là où nous tracions une route,
désormais
il n'est qu'un ravin
et il plonge dans le néant.
Mais je me tiens droite.
Je connais ces territoires
et je poursuis mon voyage
(vois-tu
je sais que tu m'attends).
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Ludivine
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Référence : Victor Hugo. Demain, dès l'aube...
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Textes satellites : aucun
Tout chez vous n'est que raffinement, mon ami, délicatesse.
L'élégance vous est innée : vous ne l'avez pas acquise. Elle n'est pas davantage relative à votre époque. Elle vous est propre.
Quelle est sa part dans cet amour que je vous porte ? Amour de voyageurs. Amours épistolaires. Amour de l'ailleurs. Amour en plus. Pas en trop. Ni à côté. Ni même en marge. Constitutif, absolu et toutefois relatif.
Au Dottore Pi
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
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