en train de le lire

Le bréviaire méditerranéen, il suffit d’être en train de le lire.
Ne jamais achever la lecture. La laisser dans un présent progressif. La reprendre inlassablement, la défaire et la refaire, comme s’il était inutile d’aller lire ailleurs. Comme une fidélité amoureuse.
[Je l’avoue : si, quand j’écris, mon nom est "personne" ; quand je lis, mon nom est "Pénélope". Je garde ainsi ma fidélité exclusivement ou presque à une épopée : ‘la espada encendida’ de neruda. Le bréviaire méditerranéen est une liaison secondaire [un adultère], liaison sérieuse certes mais pas assez pour mettre en péril mon attachement profond à ‘l’épée incandescente’, conte de la fin du monde et du début des temps, hymne à la métamorphose de la bête pour la belle devant l’irrémédiable nécessité de rebâtir l’humanité].


Type de document : carnets personnels

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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le degré zéro de l'écriture

"Qu'est-ce qu'elle lit, la dame ?"
""Le degré zéro de l'écriture.""
"Et ça raconte quoi ?"
""Je sais pas, moi.""
"Mais si, tu sais ! Toi tu sais lire !"
""Et alors ? Je l'ai pas lu, ce livre-là ! Lire, c'est plus que lire le titre...""
"Tu crois que le degré zéro de l'écriture, c'est quand les mots ils gèlent ?"
""Peut-être…""
"On m'a dit qu'il y avait une terre où tous les mots finissaient leur vie, gelés."
""Ca doit être ça alors.""

(quand Loula et P'tit Gars se promènent, il sont très curieux)


Type de document : notes et travaux

Auteur fictif : Les Greffiers

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Référence : Barthes

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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