mon pancho

Je prends mon pancho en laine brute - acheté à Chilœ, un jour de Llovizna, entre deux enlacements - il porte encore toujours à jamais l'odeur de la pluie fine et diluvienne, l'image du port où je me suis abritée, la sensation [première fois] de mon ventre qui explose sous la force du désir, le froid des barreaux du petit lit dans la chambre [nue] et le froid des carreaux de la douche commune de cette pension du bord de mer gardée par une veuve [joyeuse], la fumée du restaurant avec cette boule de discothèque où, à l'arrière-salle, je t'ai appelé pour qu'encore une fois tu me dises [pour rien] que tu m'aimes.

Et depuis quoi ? Deux semaines ? Je l'ai sorti de ma mémoire [le pancho] et je l'ai déposé sur mon lit [un futon à terre dont j'ai cassé l'armature de bois noir au marteau pour évacuer la colère conjugale résiduelle] sur le plaid jaune acquis en ces temps facheux d'un mariage faustien.
[total remix]
[déco rococo]
[superposition]
[cadavre exquis]
de ma mémoire !
de ma mémoire !


Type de document : carnets personnels

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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Le Chœur et le Petit Chœur

Le Chœur appartient au récit et non pas aux 3 Espaces. C’est depuis le récit qu’ils ont accès aux personnages. Le Chœur est peut-être constitué des voix vivantes des Mémoires Absolues

Voix I & Voix II : deux femmes qui parlent entre elles des personnages principaux, de leurs états d’être, de leurs faits annexes. Il leur arrive de s’adresser directement aux personnages, en particulier à Loula et au Capitaine.
Ces deux Voix sont empruntées (remixées) à India Song où Marguerite Duras développe le principe des voix externes au récit.

Le Coryphée : il dirige le chœur et fait des monologues

Le Chœur : polyphonie de voix qui racontent les personnages

Le Petit Chœur : chœur d’enfant, ensemble de voix.

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