Baricco

Tribut Baricco

Tu touches l'âme. A la façon de Bach. Les lignes mélodiques se reprennent, congruentes et divergentes. Toujours dans un rythme secret qui fait écho au centre de tout.

Tu relèves du génie et en même temps tu uses d'un filon débusqué, grand filou, chercheur d'or poétique. A la façon de Goldmann (Jean-Jacques) qui a compris la mélodie du bonheur mélancolique.

Je n'arrive pas à me décider pourtant : nous entraînes-tu vers un passage ? Ou joues-tu des cordes de notre âme juste pour la faire chanter. Un instant à peine.

D'accord. Sentir son âme chanter, un instant à peine, c'est déjà un miracle. Un samadhi (uncle sam a dit ?).

Une réparation.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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je ne te vois pas

Capitaine L
Je ne te vois pas mais je sens que tu es là.

Loula
Sous l’impulsion de tes dix doigts

voix I
Que voit le scribe ? Que voit-elle ?

Loula
Je ne sais pas si j’ai existé en-dehors de l’encre, des pixels et des hertz. Le sais-tu toi?

Capitaine L
Je sais si peu.

voix II
Que sait le scribe ? Que sait-elle ?

Capitaine L
Ce que j’ai écrit, l'ai-je vécu ? Je ne m’en souviens pas. T’en souviens-tu, toi ?

Loula
J’ai tant de souvenirs.

voix I
Que sait le chantre, que sait-elle ?

Loula
Je me souviens de lui, je me souviens des autres, je me souviens de toi
Tu marchais dans ces quartiers que je récitais.

Capitaine L.
J’ai scruté tant de visages perdus et déchirés. Vagabonds.

voix II
Que dit le chantre, que dit-elle ?

Capitaine L.
A chaque fois je te reconnaissais. Je croyais.

Loula
Hagarde et démunie, je clamais les mots de Paris
Ton double Capitaine

voix I
Inverses et parallèles

voix II
Croisées


Type de document : minutes des mémoires absolues

Auteur fictif : Les Greffiers

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

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