aujourd'hui

Tout ce qui contribue à faire d'aujourd'hui un jour nouveau est nécessaire.

Une problématique fondamentale du Numer Espace est l'effacement du cycle circadien. La nuit et le jour n'existent plus. Il n'y a plus de nouveau matin.

Les symptômes peuvent commencer dès que l'individu plonge dans les langages de programmation ou se perd devant les écrans de toute sorte.

Les pathologies nombreuses qui en découlent sont souvent liées à la peur de l'autre et du monde manifesté (Erel) et peuvent aller jusqu'à la paranoïa ou le complexe de Loula (dissolution dans l'espace numérique).

Le temps numérien est continu. Pas alternatif.


Type de document : DJ's classes : classes générales

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : 1

sortants

.

je ne te vois pas

Capitaine L
Je ne te vois pas mais je sens que tu es là.

Loula
Sous l’impulsion de tes dix doigts

voix I
Que voit le scribe ? Que voit-elle ?

Loula
Je ne sais pas si j’ai existé en-dehors de l’encre, des pixels et des hertz. Le sais-tu toi?

Capitaine L
Je sais si peu.

voix II
Que sait le scribe ? Que sait-elle ?

Capitaine L
Ce que j’ai écrit, l'ai-je vécu ? Je ne m’en souviens pas. T’en souviens-tu, toi ?

Loula
J’ai tant de souvenirs.

voix I
Que sait le chantre, que sait-elle ?

Loula
Je me souviens de lui, je me souviens des autres, je me souviens de toi
Tu marchais dans ces quartiers que je récitais.

Capitaine L.
J’ai scruté tant de visages perdus et déchirés. Vagabonds.

voix II
Que dit le chantre, que dit-elle ?

Capitaine L.
A chaque fois je te reconnaissais. Je croyais.

Loula
Hagarde et démunie, je clamais les mots de Paris
Ton double Capitaine

voix I
Inverses et parallèles

voix II
Croisées


Type de document : minutes des mémoires absolues

Auteur fictif : Les Greffiers

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

.

Modes lecture
Glossaire
Historique
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.