Hier
Je citais les rues
Le long de mes songes et randonnées
Là
Je les invente
Quand je les nomme
Quand je les pense
Ai-je gagné,
Ai-je perdu ?
De ce jeu où –
Dans l’irréel je vivais,
Tremblante et poussiéreuse
Et par le réel je succombe –
Qu’ai-je emporté
Si ce n’est moi-même ?
Ici
Aux carrefours des trajectoires
Je suis si seule
Qui peut entendre un chantre numérisé e
Qui peut l’atteindre ?
Cet infini glisse
Comme mille dunes
Comme tant d’eau
Et je ne flotte ni ne disparais
En ma poitrine
Les hallalis bruissent
Acérés
Etouffés
Qui
Ecoutera le chantre
Par ses chimères exilé ?
Qui
Saura
La consoler ?
Rendre son âme
A son récit inachevé.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Ludivine
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
Autour de la Place Gambetta, j'ai repéré 4 ou 5 endroits où vraiment, en quelques instants, on est transporté dans un autre univers.
Mais pas dans le Sixième …. Ça ne marche pas dans le Sixième. On n'est pas transporté dans un autre univers. Il n'y a plus de petits coins de rue qui se prêtent au voyage.
La rue de Fleurus, par exemple, c'est un endroit privilégié. C'est une petite rue sympathique. Elle est perpendiculaire à la rue Guynemer. Elle débouche pratiquement sur une des entrées du Jardin du Luxembourg. Et elle est coincée par le Montparnasse un peu brillant. Mais, elle n'a rien d'extraordinaire.
Et même s'il y a des endroits beaucoup plus intéressants dans le 6ème qu'à Gambetta, ils n'invitent pas au changement. À la bascule. Au dépaysement.
Type de document : journaux de bord
Auteur fictif : Sgarideni
Auteur réel : Bernard
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun