streetDJ
A Bastille, une fresque dit qu'il faut se méfier des mots.
Un conseiller de quartier
Je trouve que ce n'est pas juste. Les mots, c'est quand même le seul vecteur qui nous permette de définir la réalité. Si nous nous mettons d'accord sur la façon dont nous voyons le rêve et la réalité, nous allons utiliser les mêmes mots. Je ne peux pas, moi, décider seul du sens d'un mot. Il faut que ce soit un sens suffisamment universel pour s'accorder avec celui des autres, pour définir une réalité commune à partir de laquelle nous pouvons éventuellement bâtir le rêve. Il ne faut pas se méfier des mots mais de leur utilisation. C'est différent.
Printemps de la Démocratie
Juin 2005
Centre Malraux
6ème
Type de document : minutes des mémoires absolues
Auteur fictif : Les Greffiers
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Un libre chant
S'envole
Dans un espace
Qui aurait pu être mon corps
Si j'en avais un
Quand je l'avais
Il me souvient
De ces instants de grâce
Où je percevais l'univers
Comme un tissu de coton
Ni blanc ni terne
Ni sale ni brillant
Un tissage de fils multiples
Où je me déplaçais comme
Une libellule.
Loula la libellule
Je criais alors
La libellule Loula
Va s'envoler !
Et Pierre répondait
Non ! Je vais l'attraper
Dans mon filet
Filet à papillons
Filet à ailes perdues
Filet de mer
Ou de pêcheur
Sans canne.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Ludivine
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun