l'été est fini

Mon Amour, tu me manques.

Je ne chercherai pas de ces mots séducteurs pour te le dire. Pas même dans la simplicité. Non. Aucun. Rien.

Tu me manques, c'est tout. Totalement, trop fort, depuis trop longtemps.

Je ne dirai rien de plus, rien de mieux.

Je suis lasse des formules et des lettres. Je veux te voir, respirer ton odeur de thé vert bercée de sueur, me perdre de joie dans ta beauté souple et rare, rejoindre ton corps de berger maltais (ah cet oriental exigeant, intransigeant et mystérieux qui règne en toi, tes origines...), dormir les jambes entremêlées, les tiennes si longues, ta main contre ma paume relevée, dans cette pose saturée d'amour dans laquelle nous finissons toujours par nous assoupir, apogée d'un tango silencieux.

Je ne peux pas venir pour l'instant dans les Alpes. Le travail, la rentrée. Et puis tu sais que, ces derniers temps, je n'aime plus voyager, prendre le train, quitter Paris. Mon centre d'inertie...

Mais toi, mon Trésor, pourquoi restes-tu encore ? L'été est fini ... Reviens.

à l'Homme des Montagnes


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

.

centenaires

Humby Humboldt à Loula et P'tit Gars dits les Innocents :

Au Square des Batignolles, vous avez des arbres centenaires. Celui-ci a plus d'un demi-siècle. Les trois ou quatre là, aussi. Sans oublier les platanes. Et les deux cèdres du Liban.

Lui, il a presque deux siècles, paraît-il.

Il y a peut-être en tout une dizaine d'arbres vieux, gros, énormes.

Les deux enfants l'écoutent en silence et cherchent à comprendre. Où sont-ils ? De quoi leur parle-t-il ?

Sas de transition de retour au réel. Le temps est compté.


Type de document : minutes des mémoires absolues

Auteur fictif : Les Greffiers

Auteur réel : anonyme

Provenance du texte : Printemps de la Démocratie

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

.

Modes lecture
Glossaire
Historique
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.