Le temps réticulaire s’inscrit dans l’ubiquité et la simultanéité. Il ne s’oppose pas au temps linéaire ni au temps cyclique, il les réconcilie. Par logique réticulaire, il accepte le paradoxe et évite la dialectique.
Il substitue, à la finitude de l’aboutissement linéaire ou du retour cyclique, l’inachevé de la construction permanente et perpétuelle : un réseau est voué à l’expansion, à la transformation et à l’obsolescence.
Type de document : DJ's classes : les réseaux
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Ignorante des formes et détails botaniques,
incapable de les voir, de les retenir, de les différencier,
je regarde les verts de tous ces arbres que je ne peux nommer.
Et oui,
c'est un chêne, un châtaignier, un cèdre,
un pin, un épicéa, un prunier, un figuier.
Ah oui ?
Et dans cette aphasie, il ne me reste qu'une grâce : remercier.
Remercier que ce vert de malachite ne soit pas de Véronèse,
qu'il ne soit pas bleuté,
qu'il ne soit pas émeraude, empire,
jade, jaune, tilleul, turquoise, olive, pomme, prairie, printemps.
Remercier que tous les verts s'accordent
dans des combinatoires
que mes yeux ne savent pas décomposer.
Mais dont ils savent jouir.
Ta terre.
à l'homme des montagnes
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun