On dit que les hommes des montagnes sont silencieux, bourrus, forts comme les millions d'années de sédiments qui se sont agglomérés, fossilisés, pétrifiés.
Tu es frêle et bavard comme un cabri des versants caillouteux et instables. Tu parles à chaque éclat qui dégringole, tu te laisses entraîner et tu retrouves — on ne sait où ni comment— ton centre de gravité.
Que m'importent tes excentricités d'ermite, que m'importent tes secrets. Je sais seulement que lorsque je viendrai, tu sourieras, de ce sourire qui me dit que je suis aimée.
à l'Homme des Montagnes
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Quand j'étais enfant, je vivais dans le treizième arrondissement. Le quartier n'avait rien de spécial. Les touristes n'y allaient jamais.
Je suis revenu après un long voyage. Tout avait été refait. Comme si la ville avait été recouverte par un décor et que le caractère réel s'était perdu. Tout était devenu propre, impeccable et net.
En revanche, quand je suis allé dans le Nord de Paris, dans un quartier plus pauvre, c'était Paris. J'ai retrouvé mon Paris.
J'étais allé chercher la capoeira. Et je me suis dit : " Tiens ! Là, ça me rappelle quand j'étais petit. Comment c'était là où j'habitais…."
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun