Tuileries - tongues à terre en tailleur – il dessine, croquette. Hyper décontract, hyper concentré. Droit devant. Sur le papier. Droit devant. ZigZag Zieutard.
Tuileries - deux copains copinent poliment, lui cinquantaine, elle demoiselle. Exit monsieur.
En moins de deux, tongues à terre aborde demoiselle.
Vous voulez voir ?
Il tourne son bloc vers elle. Jolie non, belle. Très naturelle, en chaussettes, campers posées sur la chaise.
Tuileries - tongues à terre et campers. Lui, à la parole, très volubile. Elle, à l’écoute. Très consentante.
Tuileries – tongue à terre en jette - se penche, effleure la couleur. Longs pinceaux gracieux, noirs-terre du bout des doigts. Croquis simples et fins.
On imagine qu’il sait tenir le corps d’une femme quand il fait l’amour. Simplement et finement. Fait-on l’amour comme on dessine ?
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Quand j'étais enfant, je vivais dans le treizième arrondissement. Le quartier n'avait rien de spécial. Les touristes n'y allaient jamais.
Je suis revenu après un long voyage. Tout avait été refait. Comme si la ville avait été recouverte par un décor et que le caractère réel s'était perdu. Tout était devenu propre, impeccable et net.
En revanche, quand je suis allé dans le Nord de Paris, dans un quartier plus pauvre, c'était Paris. J'ai retrouvé mon Paris.
J'étais allé chercher la capoeira. Et je me suis dit : " Tiens ! Là, ça me rappelle quand j'étais petit. Comment c'était là où j'habitais…."
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun