Parmi tous, assise, invisible et anodine.
J'écris.
L'organisation des flux est parfaite. Pas un heurt.
Les bicyclettes croisent les rollers, suivent les piétons. Sans interruption.
Et je regarde, fascinée, toutes ces attentes, ces solitudes, ces habitudes.
Les tables sont pleines. Terrasse de café.
Eglise St Eustache.
Un cornet de glace passe d'une main à l'autre.
De la mère à la fille. La mère soixante ans, la fille quarante. Rituel rodé.
La cuillère trop longue dans mon verre de soda light égratigne ma joue. J'oublie toujours de l'enlever.
Lemon - glaçons.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Les poèmes de Guillevic sont comme des haïkus : minimes. et pourtant, croyez-moi, ils n’ont vraiment rien en commun avec des haïkus. D’abord, parce qu’ils ne finissent pas : ses vers, tous ses vers s’enchaînent comme les années d’une vie, la sienne ou la nôtre ; ensuite parce que, pour lui, la concision n’est pas esthétique, il ne pratique pas la "bonsaï-poésie", je ne l’imagine pas du tout s’extasier devant un arbre mutilé et nanifié, encore moins devant des mots artificiellement resserrés, non. La concision est pour lui une nécessité, une économie, un héritage, un souvenir.
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun