[couleurs] multiples/uniques elles se chevauchent, se mêlent, s'entrelacent, s'estompent, apparaissent en disparaissant.Un ciel inexistant et palpable.
[formes] qui naissent des couleurs, qui les font naître, floues, indistinctes, persistantes, mobiles, mouvantes.
[vide] partout, infini, néant qui remplit l'espace.
[association] mutation, émulation... perturbation, changement, évolution.
Ici tout s'étreint et se fuit, on flotte quand on coule, dualité, paradoxe. Sensation de se perdre, de se perdre en soi. Où ? En soi. Ici, demain, hier, toujours. Là avant la naissance [de quoi ?] (de l'idée ?) de la sensation, du souvenir.
Au coeur du souffle, à cet instant où il n'est plus, ou il va devenir, entre tes yeux, derrière, plus haut, ailleurs.
[lumières]
Type de document : journaux de bord
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Eïdos
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Les poèmes de Guillevic sont comme des haïkus : minimes. et pourtant, croyez-moi, ils n’ont vraiment rien en commun avec des haïkus. D’abord, parce qu’ils ne finissent pas : ses vers, tous ses vers s’enchaînent comme les années d’une vie, la sienne ou la nôtre ; ensuite parce que, pour lui, la concision n’est pas esthétique, il ne pratique pas la "bonsaï-poésie", je ne l’imagine pas du tout s’extasier devant un arbre mutilé et nanifié, encore moins devant des mots artificiellement resserrés, non. La concision est pour lui une nécessité, une économie, un héritage, un souvenir.
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun