J’ai pour principe de faire et comprendre : l’induction est mon mode opératoire ; je ne crois rien sans le tester, et encore.
Ainsi cette odyssée a inventé seule ses propres règles, contraintes et protocoles, je n’ai été que dans l’obéissance d’une impulsion (besoin ), d’une écoute, d’un mouvement du corps.
"Capitaine L. est une rebelle" dit-on ... une rebelle ? Je ne connais pourtant que l’obéissance à la loi. La loi du récit, celle que dicte le livre à venir, n’en déplaise à tous ceux qui clament que le media est le message, que rien n’existe avant le mot ou encore que le sens et le symbole sont morts ... Oui. une rebelle. J’ai rejoint la résistance en territoire ennemie : j’infiltre les adeptes du tout numérique et je me bats, je me bats pour le sens et pour la métaphore.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Les poèmes de Guillevic sont comme des haïkus : minimes. et pourtant, croyez-moi, ils n’ont vraiment rien en commun avec des haïkus. D’abord, parce qu’ils ne finissent pas : ses vers, tous ses vers s’enchaînent comme les années d’une vie, la sienne ou la nôtre ; ensuite parce que, pour lui, la concision n’est pas esthétique, il ne pratique pas la "bonsaï-poésie", je ne l’imagine pas du tout s’extasier devant un arbre mutilé et nanifié, encore moins devant des mots artificiellement resserrés, non. La concision est pour lui une nécessité, une économie, un héritage, un souvenir.
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun