J'étais au square avec mon enfant.
Quelqu'un a ouvert la vanne de la mare et toute l'eau partait dans les égouts.
Les poissons commençaient à s'asphyxier. Il n'y avait plus d'eau et il commençaient à s'enfoncer dans la boue.
Les gens regardaient et ne savaient pas quoi faire.
Je me suis dit "on va pas rester comme ça sur les bords à regarder les poissons mourir."
J'ai enlevé mes chaussures, j'ai mis les pieds dans la boue et j'ai demandé aux enfants d'apporter les seaux avec lesquels ils jouaient. Nous les avons utilisés pour transporter les poissons. On en a sauvé 200 environ.
Les services de la Ville auraient pris trop de temps pour arriver et les pompiers ne voulaient pas venir.
Donc j'ai pris une décision rapide, j'ai pensé "il faut agir tout de suite, sinon il sera trop tard"
J'ai incité les gens à participer.
Un monsieur a fait comme moi, il a enlevé ses chaussures.
Et après, on a tous fait la chaîne.
C'est le même principe d'entraînement que sur le Carnaval.
Je suis aussi au Carnaval de Paris.
Là où je peux, là où je vais, j'essaie de lancer cette même tendance.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Rubrique "Paroles de Citoyens"
"La Salle du Conseil de Paris :
Extraordinaire.
Grand hémicycle,
belles marches,
fauteuils en velours,
la tribune où siège le Maire de Paris et ses adjoints,
de très grands tableaux.
Tout est très beau.
J'aime que cette salle soit celle de tous les citoyens.
Quand le Conseil de la Jeunesse prend place dans cette salle avec des jeunes qui ne savent pas forcément parler et utiliser un micro, qui ne maîtrisent pas les subtilités du jeu politique, ça me fait vraiment plaisir.
Pouvoir constater que ce lieu-là est le lieu de tout le monde, quelle image...
Il y a aussi la Bibliothèque du Conseil … une bibliothèque comme on peut les imaginer dans les romans de Jules Verne. Avec un étage, un escalier qui coulisse, uniquement de beaux livres reliés.
Et puis, la Salle de Travail des Conseillers ! Avec de petites lampes très jolies, de grands fauteuils, des plafonds à n'en plus finir.
Quand tu vois ça, tu comprends mieux pourquoi il y a un décalage entre politique et citoyenneté. Il faut reconquérir ces lieux pour réduire cette différence."
Disait un jeune homme, Clément, un jour de Printemps, au Palais Omnisport de Bercy, à un streetDJ qui cueillaient des mots pour composer une fresque immense, une fresque de vie, une fresque impressionniste composée de touches, de voix, de personnes réelles et de personnages imaginaires.
Type de document : XIU : journal officiel
Auteur fictif : Le Journaliste
Auteur réel : Clément
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun