Neruda anodin, tu m’as appris à tout versifier, à bien regarder, sentir et écouter, à devenir transparente pour mieux attraper des mots de rien du tout, des tout petits riens, des éternuements et des atermoiements, des grains et des frissons, des poteaux et des nuages, des choux et des métiers, sans honte, sans crainte : l’hermétique est beau, il est bon, l’anodin aussi.
Non, tu n’es pas simple comme un Prévert. Tu es simple comme une photographie verbale trempée dans les salins du Pacifique : les mots sont la matière des images, pas les couleurs, pas les formes ni les espaces.
A Pablo Neruda
Type de document : vers
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Tribut Baricco
Tu touches l'âme. A la façon de Bach. Les lignes mélodiques se reprennent, congruentes et divergentes. Toujours dans un rythme secret qui fait écho au centre de tout.
Tu relèves du génie et en même temps tu uses d'un filon débusqué, grand filou, chercheur d'or poétique. A la façon de Goldmann (Jean-Jacques) qui a compris la mélodie du bonheur mélancolique.
Je n'arrive pas à me décider pourtant : nous entraînes-tu vers un passage ? Ou joues-tu des cordes de notre âme juste pour la faire chanter. Un instant à peine.
D'accord. Sentir son âme chanter, un instant à peine, c'est déjà un miracle. Un samadhi (uncle sam a dit ?).
Une réparation.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun