neruda mythique

Neruda mythique, tu crées les mythes à venir et les mythes oubliés. Tu rends à la terre américaine ses lettres que l’oralité aurait pu lui dérober dans son inexorable agonie.

Toi seul a chanté l’épée incandescente qui brûlait pour protéger le paradis et empêcher Rhodo, le dernier homme, et Rocia, la première femme, de devenir immortels.

Il fuyait les grandes dévastations qui avaient décimé l’humanité, décidé à fonder un royaume de solitude ; elle était l’unique survivant/e de la cité des Césars, légendaire Eldorado austral.

La fable et la réalité avaient échoué, succombé. Il ne restait plus que le minéral et l’animal dans un espace glacé et enneigé.

C’est alors que – là où la planète se rompt - Rhodo et Rosia se rencontrent, s’aimantent et s’acceptent.
A la puissance de leur corps à corps, ils creusent un tunnel large comme la vie et reconquièrent l’éden.

Grâce à toi, le poète, ils sortent vainqueurs de ce combat contre dieu et contre la mort.

Tu as écrit cette rhapsodie en une série de textes autonomes qui – lus l’un après l’autre – relatent l’histoire de la reconstruction de l’humanité et – pris au hasard – retentissent comme un hymne à l’élémentaire, à l’amour, à l’humain, aux terres magellanes.

Sans aucun doute ta chanson de geste me hante.
Sans aucun doute, c’est elle que je cherche désespérément à écrire.
Sans aucun doute, la structure de cette épopée inspire la construction du "récit variable".

Tu es le seul instigateur de cette odyssée.

A Pablo Neruda


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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Le vendeur de têtes

Un soir, Loula sort de sa maison.

Quand elle marche dans sa rue, elle traverse dans le monde des rêves et sa rue se transforme. Tout à coup, au lieu de la boulangerie, elle voit un vendeur de têtes.

« Ahhh !!! », crie-t-elle, « c’est horrible ! ».

Elle s’enfuit.

Elle arrive à côté du métro et elle trouve un bouton de veston d’une vieille dame qui fait du vélo et aussi un ticket de lutin qui sert à prendre un train qui va sur la planète mars. Elle le ramasse. Elle aime bien tout ramasser.

Et puis elle se dit qu’elle pourra peut-être prendre un train et entrer dans un vortex et partir sur Mars.


Type de document : chants des petits griots

Auteur fictif : Griotin

Auteur réel : Islam

Provenance du texte : Mission Possible

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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