ombre parmi les ombres

Pas âme qui vive à cette heure grise où le fleuve se tamise d'une lumière rasante et où souffle la brise nocturne qui lèvera le mascaret.

Ombre parmi les ombres, il s'évanouit le long des quais désertés et se pénètre des puissants remugles remontés des profondeurs où se mêlent, indéfinissable jus, l'odeur de la vase stagnante et le parfum emmiellant des acacias .

Impossible de se situer dans ce paysage de lignes brouillées aux confins de la ville.

Il s'ébroue avec vigueur, comme si ce geste pouvait lui restituer sa part de réalité .

Il scrute au loin le front de fleuve qui se dresse de l'autre côté de la rive. A perte de vue, un mur d'immeubles majestueux, pierre blanche et encorbellements en ferronnerie.

D'où il est il ne peut pas voir le détail des ciselures et des sculptures mais il a brusquement la vision fulgurante et définitive d'un décor étrangement familier.

Il le reconnaît et soupire : enfin !


Type de document : chants du chœur

Auteur fictif : Le Troubadour

Auteur réel : ERL

Provenance du texte : Participation

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

.

bureaux de poste

Bureaux de poste

* Forum des Halles - musée du Louvre - rue des Capucines – rue Jean-Jacques Rousseau – rue des Halles – rue Molière – rue de Richelieu : horaires réguliers


* Rue du Louvre :
ouvert tous les jours
toutes les nuits
toujours
non-stop
pas pour les mandats
pas pour les comptes
pas pour les colis
pour le reste – cachet de la poste faisant foi

* Les pages jaunes signalent Beaubourg , ce serait très tentant - très chic – de l’inclure dans cette liste. Malheureusement le plan officiel de la mairie de Paris Premier trace la frontière Est de l’arrondissement sur la rivière-traffic Sébastopol - Beaubourg hors périmètre 75.00.1 - in périmètre 75.00.4


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

.

Modes lecture
Glossaire
Historique
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.