La forme des Halles est indéfinissable !
Je les pense en surface comme une espèce de rectangle :
[ longueur ]
Depuis la bourse jusqu’à Sébastopol [ en passant par Saint-Denis et la Grande Truanderie ]
[ largeur ]
Depuis Rivoli jusqu’à Montorgueil [ en passant par les Lombards et Etienne Marcel ].
Je les sens en relief comme une espèce de cube :
[ profondeur ]
Depuis la terrasse culturelle [avec conservatoire, auditorium, bibliothèque et musée] jusqu’au dernier sous-sol de la dernière sous-galerie [ métro ligne 14? ].
Les différents niveaux des Halles s’étendent sur des aires de configuration et de superficie différentes qui ne se superposent pas avec exactitude.
Il en résulte un lieu sans régularité [ baroque ], à là fois intérieur et extérieur, une topographie troglodyte et montagnarde, un Objet Fixe Non-Identifié [ofni].
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
"J’étais sans le savoir, à l’écoute d’un livre qui rejetait tous les livres et que, bien évidemment, je ne maîtrisais pas ..."
1. Je suis à l’écoute : tout ce que j’écris je l’entends. Tout ce que j’entends, j’aimerais l’écrire.
2. Le récit variable navigue entre ce livre qui rejette tous les livres et cet autre livre – absolu - qui les intègre tous [total remix].
3. Non, rien de rien, non, je ne décide rien : je retranscris.
4. C’est en lisant les autres que je délivre ma pensée, ma parole, ma graphie.
(remix Jabès)
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun