Le vide en écriture, c’est accepter de ne pas tout maîtriser, c’est laisser émerger des événements et des situations sans plan ni anticipation – l’anti structure figée. C’est aussi, bien sûr, attendre de s’informer, d’étudier, de lire, d’entendre, de vivre, de rencontrer ou plus simplement de comprendre. C’est le lâcher-prise le plus complet. Tout un art de l’abandon. Et une grande humilité : l’auteur/e n’est plus un démiurge mais un humble transcripteur, pas même un souffleur. Il faut être capable d’une foi bien douce : foi que l’univers apportera dans notre vie les éléments nécessaires à la construction du récit. D’ailleurs quand je déambule dans les rues à la recherche de mes notes pour mes carnets à élastique, il m’arrive toujours quelque chose de spécial.
Speziale.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
"J’étais sans le savoir, à l’écoute d’un livre qui rejetait tous les livres et que, bien évidemment, je ne maîtrisais pas ..."
1. Je suis à l’écoute : tout ce que j’écris je l’entends. Tout ce que j’entends, j’aimerais l’écrire.
2. Le récit variable navigue entre ce livre qui rejette tous les livres et cet autre livre – absolu - qui les intègre tous [total remix].
3. Non, rien de rien, non, je ne décide rien : je retranscris.
4. C’est en lisant les autres que je délivre ma pensée, ma parole, ma graphie.
(remix Jabès)
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun