Les poèmes de Guillevic sont comme des haïkus : minimes. et pourtant, croyez-moi, ils n’ont vraiment rien en commun avec des haïkus. D’abord, parce qu’ils ne finissent pas : ses vers, tous ses vers s’enchaînent comme les années d’une vie, la sienne ou la nôtre ; ensuite parce que, pour lui, la concision n’est pas esthétique, il ne pratique pas la "bonsaï-poésie", je ne l’imagine pas du tout s’extasier devant un arbre mutilé et nanifié, encore moins devant des mots artificiellement resserrés, non. La concision est pour lui une nécessité, une économie, un héritage, un souvenir.
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
"J’étais sans le savoir, à l’écoute d’un livre qui rejetait tous les livres et que, bien évidemment, je ne maîtrisais pas ..."
1. Je suis à l’écoute : tout ce que j’écris je l’entends. Tout ce que j’entends, j’aimerais l’écrire.
2. Le récit variable navigue entre ce livre qui rejette tous les livres et cet autre livre – absolu - qui les intègre tous [total remix].
3. Non, rien de rien, non, je ne décide rien : je retranscris.
4. C’est en lisant les autres que je délivre ma pensée, ma parole, ma graphie.
(remix Jabès)
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun