Depuis la première aube du Mont Cimmer, instant de la révélation, le Récit est retranscrit dans les nœuds. Nœuds des châles, nœuds des tresses, nœuds des tapis.
L'écriture des nœuds tissés requiert un long apprentissage corporel et cognitif car les nœuds transmettent non pas des sons, des mots ou des idées mais des unités complexes de sens, d'esthétique et d'émotion que chaque "gardien des nœuds" évoque à sa manière, selon son talent, son art et son langage.
Ainsi le cimmérien possède-t-il deux systèmes de transcription : l'alphabet fini de 23 consonnes et le système infini des nœuds.
Si la lettre est chiffre, le nœud est souffle, vision, mouvement, sentiment, image, musique, architecture, espace, arithmétique, géométrie, danse, mécanique, physique, biologie, et bien d'autres disciplines qui ne trouvent pas de traduction dans les langues non cimmériennes.
Type de document : DJ's classes : études cimmériennes
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
"J’étais sans le savoir, à l’écoute d’un livre qui rejetait tous les livres et que, bien évidemment, je ne maîtrisais pas ..."
1. Je suis à l’écoute : tout ce que j’écris je l’entends. Tout ce que j’entends, j’aimerais l’écrire.
2. Le récit variable navigue entre ce livre qui rejette tous les livres et cet autre livre – absolu - qui les intègre tous [total remix].
3. Non, rien de rien, non, je ne décide rien : je retranscris.
4. C’est en lisant les autres que je délivre ma pensée, ma parole, ma graphie.
(remix Jabès)
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun