Je me souviens du poinçonneur des Lilas, du café de Gainsbourg et de ces portes métalliques énormes, fermées à l'approche du métro...
... Faut-il courir ou ralentir, faut-il entrer ? ...
Oui, pousser la porte et se retrouver dans le souterrain des Halles de La Villette. L'odeur acre du sang des bêtes m'enivre, des lambeaux de peau tapissent le tunnel.
Où suis-je ?
Type de document : carnets du jeu
Auteur fictif : Sgarideni
Auteur réel : Annivre
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : 2
Pas âme qui vive à cette heure grise où le fleuve se tamise d'une lumière rasante et où souffle la brise nocturne qui lèvera le mascaret.
Ombre parmi les ombres, il s'évanouit le long des quais désertés et se pénètre des puissants remugles remontés des profondeurs où se mêlent, indéfinissable jus, l'odeur de la vase stagnante et le parfum emmiellant des acacias .
Impossible de se situer dans ce paysage de lignes brouillées aux confins de la ville.
Il s'ébroue avec vigueur, comme si ce geste pouvait lui restituer sa part de réalité .
Il scrute au loin le front de fleuve qui se dresse de l'autre côté de la rive. A perte de vue, un mur d'immeubles majestueux, pierre blanche et encorbellements en ferronnerie.
D'où il est il ne peut pas voir le détail des ciselures et des sculptures mais il a brusquement la vision fulgurante et définitive d'un décor étrangement familier.
Il le reconnaît et soupire : enfin !
Type de document : chants du chœur
Auteur fictif : Le Troubadour
Auteur réel : ERL
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun