4 métiers

Le Moyen Age distinguait quatre métiers de l’écriture :
- le «scriptor» qui recopiait sans rien ajouter
- le «compilator» qui compilait sans commenter
- le «commentator»qui mettait son grain d’sel
- l' «auctor» qui composait.

Tout comme l’exégèse chrétienne médiévale différenciait quatre niveaux d’herméneutique :
- littera gesta docet, le sens littéral qui enseignait l'histoire
- quid credas allegoria, le sens allégorique qui exposait ce que l'on devait croire
- moralis quid agas, le sens moral qui expliquait ce que l'on devait faire
- quo tendas anagogia, le sens anagogique qui révélait les fins dernières.

Et tout comme les Cimmériens définissent quatre pénétrations du récit :
Parole : littéralité ; Renvoi : allusion ; Dessous : symbolique ; Subtil : secret

* Faut-il y voir un lien ?
* Trouvez au moins deux parallélismes supplémentaires dans des disciplines autres que la littérature, l’exégèse ou la calligraphie.
* Inventez une histoire en quatre niveaux.
* Combinez le tout en un récit variable.


Type de document : DJ's classes : énigmes et exercices

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

.

neruda élémentaire

J’ai grandi dans la ville. Je n’aimais pas la campagne. Je craignais son ennui, son silence. Comme si les arbres allaient m’éloigner des bibliothèques et de la vie.

Mais j’ai entendu tes vocables issus de la terre, Neruda élémentaire. Etrange mélange volcanique de pluie, d’océan, de désert et de glace et j’ai pleuré. J’ai commencé à languir de ces montagnes lointaines qui ne m’appartenaient pas. Je me suis réapproprié la langue de mes ancêtres andalous qui n’avaient pas eu le droit de naviguer.

Tu m’as appris que les mots silice, limon, mélèze, caïman, nitrate, anaconda, toucan, fer, tronc, souche, maïs, cuivre, soufre, céréales , jungle, feldspath, insectes étaient des poèmes et que les adjectifs équinoxial, forestier, minéral, métallique, souterrain, germinal, caudal, pédiculé étaient des intonations.

J’ai parcouru alors, de mes pieds nus, les sentiers andins, les versants ensablés, les lagunes vertes et les plaines fangeuses pour arriver sans détour là où le verbe jaillit et meurt.

A Pablo Neruda


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

.

Modes lecture
Glossaire
Historique
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.