Monsieur Virilio nous apprend que les images enregistrées et projetées ne sont pas les descendantes directes de la peinture mais celles de la lumière électrique, que les objectifs et caméras en tout genre ne remplacent pas les pinceaux mais les lunettes : les technologies d’enregistrement et de projection servent à voir, à présenter et non à représenter. Elles mettent en lumière ce que les distances temporelles et spatiales cachent, abolissant ainsi l’espace à la faveur du temps et de la vitesse. Une ubiquité s’en suit qui prend pour centre notre place, notre ego, notre inertie. Ces technologies arrangent le réel au gré de nos fantasmes et de nos caprices : manipulation ou contrôle de l’environnement ? Elles substituent une réalité bi-dimensionnelle sur écran plat à notre monde en relief. La révolution spatiale de la perspective [renaissance] cède désormais le pas à la révolution temporelle de la vitesse de notre époque cinématique et numérique.
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
[error 908 : le futur de l’écriture devient le passé de l’acte créatif présent]
Il ne s’agit pas uniquement de temporalité mais de causalité et de génération : la cause d’un acte créatif se trouve dans la génération d’une connexion (hyperlien) à venir.
[erratum 908 : la cause de l’acte créatif présent se trouve dans la génération d’une connexion à venir]
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun