Mon regard s'est arrêté sur ces deux grains de beauté que souvent je ne vois pas et qui parfois surgissent, explosent, ravagent.
Un souvenir.
Une blessure plus qu'un présage.
Ces deux grains de beauté par lesquels nous sommes jumeaux, ce trait d'union,
segment que toi tu portes au cou, moi à l'avant-bras,
dans un même alignement.
Alignement aussi droit que la trajectoire nécessaire au Pendule de Foucault pour établir sa preuve de la rotation de la Terre.
Je ne t'oublie pas.
Même si je ne te cherche plus.
Même si je me suis résolue.
Tu as disparu.
Tu étais là.
Tu n'y es plus.
Ou bien est-ce moi.
...
Nos mondes se sont disjoints
et nous ne pouvons plus tracer,
dans nos enlacements,
cette ligne qui poursuit la courbure de l'univers.
Incommensurabilité.
janvier 2009
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Rue du pas de la mule, art de charlot (m’sieur Fazzino), galerie
New York * les bagels * les grandes marques * les cafés et les cafétérias * les taxis qu’on imagine comme dans les films, les séries et les sitcoms : Woody Allen, De Niro, Phœbe dans Friends, Carie Bradshaw qui rentre chez elle après une nuit folle et mondaine et tous les chauffeurs sikhs aux grands rubans enturbanés * une femme pressée croque dans un donut * les étages s’entassent, les dollars aussi.
Caricatural ? Non, essentiel ! Les mythes font rarement dans la dentelle.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun