Tous les mardi soirs, rue de Lille (perpendiculaire à la rue du Bac), je passe devant la maison des dames télégraphe et téléphone. Architecture magistrale. Bâtiment magnifique. Les fenêtres immenses du bar-restaurant laissent entrevoir la vie d'un autre temps et je ne voudrais pour rien au monde y entrer: de ce côté-ci, j’ai l’impression d’avoir vue sur la belle époque. De l’autre côté, que me resterait-il ?
au Dottore Pi
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Une après-midi à la BPI (Bibliothèque BeauBourg) (triple b). Entrée par la rue du Renard.
Miracle et jubilation - tous les livres à portée de main - tactiles – si près de moi, toi, soi - espace libre - foison de connaissance - fusion - on se croirait dans "les ailes du désir" - les anges sont sans doute tout autour de nous, vous, elles. Et le vieux chantre haletant, parti à la recherche de Potsdamer Platz, où marche-t-il ? Dans quelle allée ? Et toi Loula, es-tu là ? "Als das Kind Kind war, wußte es nicht, daß es Kind war", alors l’enfant était enfant et ne savait pas qu’elle était enfant.
Trouver une place près de la baie vitrée : vue sur le parvis et sur le Beaubourg frime café (XIU repère : il faut toujours garder un œil sur ses ennemis).
Bibliothèque-lumière où l’on regarde l’extérieur. Lever les yeux pour penser : voir une voiture, la foule noire, fluo, verte : réfléchir dehors et pas dedans …
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun