J'ai testé bien des surfaces, bien des nécessités. Mais la plus stimulante, celle par où l'inspiration arrive, est celle-ci, celle sur laquelle j'écris en ce moment même : les pages interlignées des carnets noirs Moleskine à poche et élastique. Sans les carnets Moleskine, pas de récit variable. Pas de lettre d'amour, pas de chronique, pas d'avancée.
Comme si les mots me venaient par le papier.
Ecriture tellurique.
Derrière le papier - avant -
Le bois. La terre.
Je me plais à songer qu'il fut un temps où le papier naissait des lambeaux de coton réduits en bouillon primordial - magma blanc, informe.
Un topos n'est-il rien de plus qu'un papier en fabrication ? Une matière en ébullition…
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
L'écriture d'un topos existe-t-elle ?
On ne rédige que des éléments épars, autonomes, entiers (tesselles). Selon la règle de l'ici et du maintenant.
Pour aujourd'hui seulement.
Une attitude très particulière. Une grâce presque. Qui permet en un segment de voir - contenir - annoncer le tout.
Réseau. Hologramme. Fractalité.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun