Comment sais-tu la douleur
Toi qui nais et meurs dans l'instant ?
Comment vis-tu le rêve
Toi qui traverses le temps mémoire fracassée?
Comment vois-tu l'avenir
Toi qui projettes le néant sans espoir de retour ?
Ors éclatés, pourpres enflammées, azurs safranés,
Croupes enfiévrées, nuques courbées, regards aimantés,
Nébuleuses volutes, nuées incandescentes, soleils brûlés,
Décor crayeux qui sculpte et fige les frontières,
Où est le chemin de convergence qui mène à la matrice ?
Type de document : chants du chœur
Auteur fictif : Le Chœur
Auteur réel : ERL
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
L’écrit n’est pas plus opaque que le parlé.
L’écriture ne traduit pas l’oralité. Elle ne lui succède pas. Elle ne la précède pas non plus. Elle est une autre façon d'interpréter le monde. Une autre sensation. Une autre perspective. Un autre agencement des signes. Une autre forme de pensée.
Je ne peux même pas l'associer à la lecture.
Le dire, l’entendre, l'écrit, le lu présentent pour moi, chacun, la même distance / opacité face au réel manifesté. Distance qui sépare le mot et la chose. Prisme de ma perception et de ma mentalisation.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1