il m'a retrouvée

Il m'a retrouvée.
Après tant d'années, il m'a retrouvée.

Et tous ces souvenirs sur lesquels j'avais bâti mon écriture, toute la légende de l'adieu, de la séparation, de l'absolu / l'errance de lui que j'ai vaillament transformée en exploration des 3 Espaces / le déchirement qui est devenu sillon, qu'en restera-t-il ?

Vient-il brandir l'épée incandescente ?
En est-il capable ? En ai-je envie ?
Suis-je prête à oublier que je suis Capitaine ?
A-t-il seulement entendu parler du voyage ?
Peut-il imaginer qui je suis…
Lui-même, est-il …

Je dois faire attention. Trop d'émotions, trop d'obsessions, inhibent ma capacité au voyage. Et, je ne peux pas me permettre de baisser ma vigilance.


Type de document : carnets personnels

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Référence : La Espada Encendida, Pablo Neruda

Commentaires : 1

Textes satellites : 1

sortants

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paperolles

Je reprends une de vos remarques. Je ne suis pas d'accord avec vous : non, les papiers dans la pochette de mon carnet noir ne sont pas des paperolles. Ce sont des oublis.

Mais - comme de coutume - ma contestation confirme votre intuition : les paperolles que Monsieur Proust ajoutaient à ses carnets pour compléter ses écrits annonçaient les procédés d'organisation au sein des espaces virtuels littéraires.

Comme des "remix", les paperolles viennent étoffer la narration. Ils réécrivent interminablement des épisodes du récit. En inventent des nouveaux. En détaillent des anciens.

Transformation / expansion permanente.


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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