Province Cimmérienne

C'est en Europe orientale que les Cimmériens ont connu un véritable essor culturel et national.

Suite aux conquêtes napoléoniennes, ils ont obtenu un droit d'autonomie dans une Province de Cimbrie.

C'est ainsi que la langue des Cimmériens d'Europe et que leur système d'écriture sont devenus la langue et l'écriture officielles des Cimmériens. Mais, au travers du monde, tous ceux qui se disent Cimmériens ne parlent pas et n'écrivent pas le Cimmérien Européen.

Lors de la Seconde Guerre mondiale,les Cimmériens d'Europe ont été déportés et exterminés au même titre que les juifs et les tziganes. De nombreux camps de concentration avaient été construits en Cimbrie avec la collaboration tacite des Cimbriens qui n'avaient jamais accepté l’autonomie de la Province de Cimmérie.

Après la guerre, la Province Cimmérienne dépeuplée perdit son statut et fut réunie à la République Cimbrienne, laquelle devint membre du bloc communiste.

Il est essentiel de ne pas confondre la Cimmérie, Terre d'Origine de tous les Cimmériens, avec la Province Autonome de Cimmérie.

En 2004, la Cimbrie a rejoint l'Europe des 26.


Type de document : DJ's classes : études cimmériennes

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Référence : Italo Calvino

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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Gaston

Très très cher Monsieur Bachelard, que jamais je ne saurais appeler Gaston, en ma jeunesse vous avez nourri mon esprit, vous l’avez formé, et aujourd’hui, quinze ans plus tard, quand je relis vos textes, surprise de tant de connivences, je m’interroge devant le soulagement de mon être [satisfaction, satiété] :

J’ignore si vous articulez toutes les intuitions qui en moi tentent de s’exprimer ou si j’ai appris à appréhender le monde à travers le canal, le prisme, de votre pensée ;

Qu’il s’agisse :

* de la distinction entre l’homme pensif et le penseur [je suis une femme pensive, c’est certain, absolument pas une penseure] ;
* de la motivation éminemment chimérique du progrès et non de son utilité ;
* du refus du réalisme et du modèle représentatif ;
* de la méfiance envers le naturalisme à l’image référentielle trompeuse ;
* de cette vision architectonique de la science où le savant ne découvre jamais rien mais systématise toujours un peu mieux [ la science est un récit variable ] ;
* de votre éloge ininterrompu de la rêverie, ou plutôt des rêveries, que j’ai explorées des années durant dans mes retraites, ermitages et voyages ;
* de l’importance de remettre en question ce que l’on pense pour acquis, prouvé ou obvie et de la capacité d’autodérision qui conditionne une telle démarche ;
* de votre refus primordial de l’ontologie métrique [ "on ne connaît que ce qu’on mesure" - autre tentacule du monstre réaliste ] et de votre défense acharnée de "l’approximationalisme" [ le traitement impressionniste que le récit variable applique à un sujet - des petites touches éparses et évocatrices reliées par hypertexte – en est une application directe ] ;
* de votre dénonciation de l’illusion du commencement [ "le début n’est pas un commencement" ],
* de l’élaboration de la pensée qui ne se bâtit que contre ou malgré ;
* de votre défense d’une épistémologie de la pluralité, d’une solidarité inter-conceptuelle, de l’inter-rationalisme, du "cogitamus" et non du "cogito" ( jusque dans la relation parents-enfants), de l’importance de la controverse ;
* de votre fascination pour les vertus imaginatives et thérapeutiques des quatre éléments [air-terre-feu-eau] et de votre psychologie …

A Gaston Bachelard


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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