colette

Fun store et associates, premier du genre - MODE, BOOKSTORE, GALERIE D’ART, BAR A EAU. Tacatatac Achic, bar à eau.

Musique techno (super Zik !)

Dans les escaliers, un ricain gracile me sourit, derrière madame. Connivence des riches qui zyeutent Dior : jupes de dentelle blanche dont il vaut mieux voir le prix en euros plutôt qu'en francs si tu veux pas syncoper direct. Dans l’trash style, je fais illusion pour les quinquaricains. Mais pas au bookstore. Sûr. Là on m’vire ! Zont eu peur de mon stylo.

PAS D’NOTES ! PAS D’NOTES ! HALTE A L’ESPIONNAGE GRAPHICOSCRIPT !
Demander la permission à Victoire. Victo QUI ? VICTOIRE DE ...

Protocole sans accord aucun. Méchant, virulent, l’était si propre pourtant ! Joli tout plein, le p’tit vendeur ASEPTICOMAN. L’avait du flair en +. L’a vu ksété du vrai, mes jeans, ma toile, mes pompes, pas du STREET RELOOKE COUTURE. Pourtant j’avais MUJI à la main et TSEN aux pieds. Pas dégueu mais pas assez. Zutflûte. Zétaient super les magazines.

"Zines et Zique à mon goût ?"

J’ai peur ! Et si j’étais une éclopée de la génération Colette ? Une accroc des stores-ilôts, une PRIVILETOC du Numer-Junk space ?

TERRIBLE ! À surveiller …

D’ailleurs, ils cherchent un vigile. Ya l’annonce sur la porte … des fois qu’un client huppé serait tenté par l’expérience trépidante de la haute sécurité … on n’sait jamais. Meantime, leur recrutement direct marche pas super : zont pas d’malabar qui garde le bar.
L’entrée est libre.

Warning : zone de haute concentration de XIU mercenaires


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

.

noël

Je suis assise tout au fond du café qui s'est vidé.

La vitrine comme un écran panoramique.

La rue comme le plus magnifique plan-séquence.

Les poissonniers harranguent les passants en bonnet brillant de Père Noël, le boucher en canotier transporte un immense bouquet, le marchand de quatre saisons emplit l'étalage dégarni.

Après demain, c'est Noël et jamais les rues n'ont été si vides en ces époques d'étrennes. Jamais l'ambiance des fêtes n'aura été si tardive. La rue sent la peur de demain.

La lumière est blanche. Que c'est beau pourtant.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

.

Modes lecture
Glossaire
Historique
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.