Mes premiers bréviaires ont été les grammaires et syntaxes de la langue castillane, inlassablement je les compilais, incrédule devant le plaisir qu’elles me procuraient. Puis, je me suis passionnée pour les guides touristiques du chili, région par région, du désert nordique aux glaces australes que l’on nomme terre de feu sans doute parce que le sud ne peut pas être assimilé au froid, c’est impossible. Ces ouvrages ayant pour unique objectif de me rapprocher du premier poète qui m’eût émue à chair et à sang - à vif - allez savoir pourquoi. Sans doute parce qu’il était le chantre de l’élémentaire, de l’artichaut et de l’amour, de l’automobile et de l’incandescence, du travailleur et des îles noires. Il a construit son œuvre comme un bréviaire du vécu.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Ecran, du néerlandais "paravent".
Nous avons oublié qu'au départ un écran sert à protéger du feu ou à dissimuler du regard. Nous nous sommes habitués à prendre les écrans pour des fenêtres, des lieux de passage, des vortex.
Pourtant leur usage a toujours été clair : cacher le réel, éloigner l'élémentaire, préserver du heurt avec la vie, la vraie.
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun