Finalement, tu as été mon choc.
Ni plus ni moins.
Un épisode qui m'a rappelé que les hommes sans voyage sont dépourvus de profondeur.
Une surface fuyante où mon regard glissait sans percer.
Des baisers sans saveur.
Des ébats vides et insensés.
Un pur mensonge pas même une illusion.
Fallait-il que tu viennes ?
Fallait-il que tu aspires à percer mon territoire irrationnel et singulier ? Fallait-il que tu feignes ?
Tu ne m'aimais pas.
Je ne t'aimais pas non plus.
Ainsi étais-tu toi aussi mon déni.
Mais au moins, tu n'étais pas mon infidélité...
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Madame Duras, je l'aime parce qu'elle ose.
Elle connaît le point intime du langage et de l'écriture.
Celui où la voix rejoint l'encre.
Où l'équilibre se négocie entre transgression et dislocation.
Où le sens culmine et perdure.
Où toutes les perspectives se retrouvent pour éclore en un possible.
Singulier et multiple. Infini.
Babel territoire.
Virtuel absolu.
En une proposition, un syntagme, un mot composé.
"Au-déjà de la forêt, dit-elle."
Non : au-déjà du mot.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun