Comment ce jour-là ont-ils eu | l’envie | l’idée | le besoin ?
Elle n’a pas compris cet arrêt
Oubli total du quotidien, d’elle-même, de tout
Frôlement du plus infime et dévoilé
Entente pressentie depuis leur premier regard
Sur le quai par sa mémoire absorbée.
Oui, cela s’est passé
En-dehors du soleil
Oui, c’était au bord
De la Seine
Qu’est-ce que ça
Change ?
L’homme s’appelle
Pierre
Et la femme
Ludivine.
Type de document : vers
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : Les derniers vers sont remixés ... mais d'où ? oubli
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Loula
Ils n'avaient qu'une seule question. Tous. La même. Toujours. Les recruteurs, le peuple.
"Où est la gardienne ? Où est-elle ? "
Ma famille, ma mère, mon père, les psychologues.
"Où vas-tu Loula ? Pourquoi, pour qui ?"
Pierre parfois, "reste," me disait-il, "reviens avec moi".
Je les entendais dans mon exil, dans mes arrêts, dans mon absence.
Capitaine
Je sais Loula.
Loula
Je ne pouvais pas.
Capitaine
C'est comme ça.
Loula
Je n'étais d'aucun temps.
Capitaine
Voyageuse absolue.
Loula
Seulement l'ici.
Capitaine
Et tu les as entendus construire ton histoire
Loula
Avant même que de la vivre.
Capitaine
Et tu en connais la fin.
Loula
Il n'y a pas de fin, Capitaine. Il n'y a qu'un maintenant. Absolu. Où je suis dans tous les points de ma souffrance et de ma délivrance concomitamment.
Type de document : minutes des mémoires absolues
Auteur fictif : Les Greffiers
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun