Voix I : Perceneige revient.
Voix II : Elle a retrouvé le chemin.
Voix I : Elle n'est pas seule. Avec elle, une petite fille.
Voix II : Perceneige revient et elle se souvient.
Voix I : Elle se souvient de sa mère.
Voix II : De leur vie dans cette maison.
Voix I : De la façon dont se vivait le temps.
Voix II : Elle se fige. Elle est transie.
Voix I : Et l'enfant ?
Voix II : L'enfant n'a pas de souvenirs, que de la curiosité.
Voix I : Elle lâche la main de Perceneige et s’élance.
Voix II : s'éparpille.
Voix I : Elle va là où Perceneige ne peut plus aller.
Voix II : ... ne sait plus...
Voix I : Que voit-elle, dis-moi ? Que voit-elle là où Perceneige ne sait plus aller...
Voix II : Elle voit ce que peu savent voir. Elle touche ce que peu savent toucher.
Voix I : Le numéro 7 ?
Voix II : Quelle évidence.
Voix I : Et après ?
Voix II : Après ?
Voix I : Oui : et après ?
Voix II : Non, pas « après » : « alors », « et alors ». Alors, elle se souvient.
Voix I : Elle n'a pas ouvert le carnet tout de suite.
Voix II : Elle a attendu.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Voix I & Voix II
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
XENOPAN adj. créé par Mathurin Gaulthier en 1767 dans son traité humaniste Xenopanie à partir des composés grecs pan, "tout", et xeno, "hôte" dans le sens d’ "étranger".
Signifie "alliant les perspectives et savoirs de toutes les cultures sans hiérarchie de valeur". Se distingue de la notion d’internationalité, qui concerne les relations entre les nations, et renvoie à la "cohabitation des particularismes culturels et cognitifs."
XENOPANIE n.f. (1767, Manuscrits de Talloires) Souveraineté culturelle pannationale fondée sur le rassemblement des arts et savoirs des peuples du monde sans hiérarchie de valeur ainsi que sur la connaissance et le respect du Xenopan Intellect.
Type de document : encyclopédie du XIU
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun