Rue Saint-Honoré - un café chez Verlet.
Pour travailler ou pour parler.
Pour travailler, le matin. Pour parler, l'après-midi.
Les sacs de jute, les grains qui débordent.
Inégalables plaisirs, odeurs, matières.
Ici pas de stuc colonial. Que du vrai.
Rien à voir avec le chic guindé des Frères Mariage. Mais eux font du thé.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
Enfant, Pierre faisait de drôles de rêves qui duraient très longtemps. Il voyageait dans un univers parallèle, un Paris imaginaire, et il y retrouvait Loula. Loula, louna. Lou la Divine. Et puis les rêves se sont arrêtés. Il a appris un métier, il s'est marié, il a eu un enfant.
Pourtant, de temps en temps, comme à fleur de regard ou de peau, il a l’impression de sentir qu’il existe autre chose et que Loula est là. Près de lui.