Je ne sais pas pour vous, mais moi, je n’entre pas dans une bibliothèque que je ne connais pas, comme ça.
Je ne suis pas une grellou.
( prononcer le double " L " avec méthode / le terme"grellou" désigne une personne qui s’immisce dans des groupes sociaux déjà constitués avec un aplomb qui dénote non pas une amabilité naturelle mais une hypocrite sympathie. Méfiez-vous des grelloux, ils ont toujours quelque chose de malsain à cacher !) ;
Avant d’entrer dans une bibliothèque, comme avant d’entrer dans une forêt subtropicale, je demande la permission aux esprits des lieux : j’ai besoin de me sentir invitée, acceptée, protégée.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Avant que le substantif ne s’impose à la fin du 19ème pour désigner un style, le mot ‘baroque’ fut abondamment utilisé comme adjectif dans le sens péjoratif de grotesque, bizarre, surchargé, confus et désordonné, artificiel et surfait.
J’ai du mal à comprendre pourquoi ce vocable a hérité d’une connotation si négative.
Parce qu’il désigne à l'origine une perle irrégulière et mutine qui résiste à la perfection ?
Mais, cette perle me touche ! Et le baroque aussi.
Parce que cette imperfection et cet inachevé résistent au modèle classique, à la rationalité et à la pensée de l’imitation réaliste (perspective), parce que le baroque relève de l’anamorphose salutaire.
(quand le baroque brille)
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun