une seule question

Loula
Ils n'avaient qu'une seule question. Tous. La même. Toujours. Les recruteurs, le peuple.

"Où est la gardienne ? Où est-elle ? "

Ma famille, ma mère, mon père, les psychologues.
"Où vas-tu Loula ? Pourquoi, pour qui ?"

Pierre parfois, "reste," me disait-il, "reviens avec moi".

Je les entendais dans mon exil, dans mes arrêts, dans mon absence.

Capitaine
Je sais Loula.

Loula
Je ne pouvais pas.

Capitaine
C'est comme ça.

Loula
Je n'étais d'aucun temps.

Capitaine
Voyageuse absolue.

Loula
Seulement l'ici.

Capitaine
Et tu les as entendus construire ton histoire

Loula
Avant même que de la vivre.

Capitaine
Et tu en connais la fin.

Loula
Il n'y a pas de fin, Capitaine. Il n'y a qu'un maintenant. Absolu. Où je suis dans tous les points de ma souffrance et de ma délivrance concomitamment.


Type de document : minutes des mémoires absolues

Auteur fictif : Les Greffiers

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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perle baroque

Avant que le substantif ne s’impose à la fin du 19ème pour désigner un style, le mot ‘baroque’ fut abondamment utilisé comme adjectif dans le sens péjoratif de grotesque, bizarre, surchargé, confus et désordonné, artificiel et surfait.

J’ai du mal à comprendre pourquoi ce vocable a hérité d’une connotation si négative.

Parce qu’il désigne à l'origine une perle irrégulière et mutine qui résiste à la perfection ?

Mais, cette perle me touche ! Et le baroque aussi.

Parce que cette imperfection et cet inachevé résistent au modèle classique, à la rationalité et à la pensée de l’imitation réaliste (perspective), parce que le baroque relève de l’anamorphose salutaire.
(quand le baroque brille)


Type de document : DJ's classes : classes générales

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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