- Je m’étais arrêté où la dernière fois ?
- Aux maîtres habiles
- Oui mais c’était quel poème ?
- Le 15
- Tu crois que c’est déjà l’été ?
- On dirait .
- Et c’est quel mois à ton avis ?
- Juillet
- Regarde, je suis cap de te dire en un seul coup d’œil combien y’a de grains dans cette tasse.
- Combien ?
- 1976
- Et maintenant ? T’imagines quand même pas que je vais les compter pour voir si t’as dit vrai !
Type de document : minutes des mémoires absolues
Auteur fictif : Les Greffiers
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Avant que le substantif ne s’impose à la fin du 19ème pour désigner un style, le mot ‘baroque’ fut abondamment utilisé comme adjectif dans le sens péjoratif de grotesque, bizarre, surchargé, confus et désordonné, artificiel et surfait.
J’ai du mal à comprendre pourquoi ce vocable a hérité d’une connotation si négative.
Parce qu’il désigne à l'origine une perle irrégulière et mutine qui résiste à la perfection ?
Mais, cette perle me touche ! Et le baroque aussi.
Parce que cette imperfection et cet inachevé résistent au modèle classique, à la rationalité et à la pensée de l’imitation réaliste (perspective), parce que le baroque relève de l’anamorphose salutaire.
(quand le baroque brille)
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun