Les meilleures plumes se font à force d'obstination.
Quand on les essaie pour la première fois, on pressent qu'elles prendront la suite de notre corps.
Alors s'initie une âpre confrontation, un dressage au cours duquel Il faut imprimer à la plume son angle d'attaque, sa friction, sa cadence.
Tant qu'elle résiste, le doute tente de l'emporter et de nous faire abandonner. Mais, si l'on persiste, alors, un jour, un soir, elle nous invite à écrire dans une sensualité qui nous donne le frisson. La jouissance des mots qui marquent la page sous notre instinct. Sans entrave. Dans une symbiose absolue.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Avant que le substantif ne s’impose à la fin du 19ème pour désigner un style, le mot ‘baroque’ fut abondamment utilisé comme adjectif dans le sens péjoratif de grotesque, bizarre, surchargé, confus et désordonné, artificiel et surfait.
J’ai du mal à comprendre pourquoi ce vocable a hérité d’une connotation si négative.
Parce qu’il désigne à l'origine une perle irrégulière et mutine qui résiste à la perfection ?
Mais, cette perle me touche ! Et le baroque aussi.
Parce que cette imperfection et cet inachevé résistent au modèle classique, à la rationalité et à la pensée de l’imitation réaliste (perspective), parce que le baroque relève de l’anamorphose salutaire.
(quand le baroque brille)
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun