Un enfant regarde par la fenêtre
dans la rue
la nuit.
Dans la buée de la fenêtre
du côté où il fait chaud,
il y a un petit bonhomme.
Un petit bonhomme sur le carreau.
Côté recto.
Ce n' est qu' un petit bonhomme
dessiné du bout du doigt,
il a des yeux mais il ne voit pas.
De l'autre côté de la fenêtre,
du côté où il fait froid,
il y a des tas de petits bonshommes
des petits bonshommes sur le carreau
sur la paille et dans la misère,
Côté verso.
Type de document : chants des petits griots
Auteur fictif : Griotin
Auteur réel : Olivier Douzou
Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale
Référence : Les petits bonhommes sur le carreau
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Avant que le substantif ne s’impose à la fin du 19ème pour désigner un style, le mot ‘baroque’ fut abondamment utilisé comme adjectif dans le sens péjoratif de grotesque, bizarre, surchargé, confus et désordonné, artificiel et surfait.
J’ai du mal à comprendre pourquoi ce vocable a hérité d’une connotation si négative.
Parce qu’il désigne à l'origine une perle irrégulière et mutine qui résiste à la perfection ?
Mais, cette perle me touche ! Et le baroque aussi.
Parce que cette imperfection et cet inachevé résistent au modèle classique, à la rationalité et à la pensée de l’imitation réaliste (perspective), parce que le baroque relève de l’anamorphose salutaire.
(quand le baroque brille)
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun