L'immense, l'incommensurable problème des images enregistrées et projetées, c'est qu'elles tuent le sens de la métaphore.
Elles donnent au cerveau le stimulus et la réponse sans laisser aucun temps aux processus d'interprétation et d'appropriation.
L'immédiateté de l'assimilation visuelle et la dictature de l'image qui s'imposent nous privent dès notre plus jeune âge de notre capacité à former librement des images mentales, à poser une distance entre nous et la représentation, à analyser, à exister en tant qu'être pensant et libre.
L'image devrait suivre le mot dans la construction de l'intelligence. Pas le précéder.
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Avant que le substantif ne s’impose à la fin du 19ème pour désigner un style, le mot ‘baroque’ fut abondamment utilisé comme adjectif dans le sens péjoratif de grotesque, bizarre, surchargé, confus et désordonné, artificiel et surfait.
J’ai du mal à comprendre pourquoi ce vocable a hérité d’une connotation si négative.
Parce qu’il désigne à l'origine une perle irrégulière et mutine qui résiste à la perfection ?
Mais, cette perle me touche ! Et le baroque aussi.
Parce que cette imperfection et cet inachevé résistent au modèle classique, à la rationalité et à la pensée de l’imitation réaliste (perspective), parce que le baroque relève de l’anamorphose salutaire.
(quand le baroque brille)
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun