Rue Quincampoix - art brut -
Premier tête à tête avec mon streetshaman.
A côté de nous, toute la soirée, une espèce de pierrot triste en costume noir sur chemise blanche dort (cuve) sur la table ; ses amis (un homme et une femme) parlent comme si de rien n’était, comme s’il était un objet décoratif posé là, à la place qui lui revenait.
Quand il se redresse enfin, luttant contre les vapeurs et l’engourdissement, elle (la femme) époussette la table, machinalement et méthodiquement, sans arrêter une seule seconde de discuter.
Combien de cuites a-t-elle ainsi essuyé ? Et avec le streetshaman, que va-t-il se passer ?
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Avant que le substantif ne s’impose à la fin du 19ème pour désigner un style, le mot ‘baroque’ fut abondamment utilisé comme adjectif dans le sens péjoratif de grotesque, bizarre, surchargé, confus et désordonné, artificiel et surfait.
J’ai du mal à comprendre pourquoi ce vocable a hérité d’une connotation si négative.
Parce qu’il désigne à l'origine une perle irrégulière et mutine qui résiste à la perfection ?
Mais, cette perle me touche ! Et le baroque aussi.
Parce que cette imperfection et cet inachevé résistent au modèle classique, à la rationalité et à la pensée de l’imitation réaliste (perspective), parce que le baroque relève de l’anamorphose salutaire.
(quand le baroque brille)
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun