Le bruit du papier kraft qui empaquette le savon de marseille à la lavande acheté dans l'échope mystérieuse de la rue Molière.
Deux vendeuses placides - deux sœurs ? - assises dans la pénombre entre les tasses de porcelaine, les ours en peluche et les boîtes banania.
Et les rangées de savon de Marseille. À la fleur d'oranger, à la vanille, au jasmin, à la cannelle. Rose, brun, blanc, violet.
Il Dottore Pi m'accompagne. Il est de passage dans notre époque. Il plaît aux tenancières.
Un passage n'est pas très loin… Je le sens…
Type de document : carnets du jeu
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Avant que le substantif ne s’impose à la fin du 19ème pour désigner un style, le mot ‘baroque’ fut abondamment utilisé comme adjectif dans le sens péjoratif de grotesque, bizarre, surchargé, confus et désordonné, artificiel et surfait.
J’ai du mal à comprendre pourquoi ce vocable a hérité d’une connotation si négative.
Parce qu’il désigne à l'origine une perle irrégulière et mutine qui résiste à la perfection ?
Mais, cette perle me touche ! Et le baroque aussi.
Parce que cette imperfection et cet inachevé résistent au modèle classique, à la rationalité et à la pensée de l’imitation réaliste (perspective), parce que le baroque relève de l’anamorphose salutaire.
(quand le baroque brille)
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun