paradoxe

Nos sens, notre cognition et notre intelligence sont en pleine évolution.

Nous réapprenons à ne plus penser en termes de "pour ou contre", "thèse/antithèse/synthèse".

Nous acceptons le paradoxe.

Nous nous extrayons de la pensée linéaire dominante depuis la renaissance et nous revenons aux raisonnements pluriels qui avaient prévalu aux études médiévales, talmudiques et cimmériennes : le réseau n’est pas un agencement moderne, il n’est pas hérité des nouvelles technologies !

Les media électro-numériques ne nous ont pas fait muter dans un "inconnu", ils nous ont rendu la mémoire d’un fonctionnement ancien, refoulé et dénigré.

Ils nous autorisent à laisser la pensée surgir du corps, de la peau, des impressions, des profondeurs sensorielles, de cet inconnu non pas irrationnel mais organique.


Type de document : DJ's classes : les réseaux

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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perle baroque

Avant que le substantif ne s’impose à la fin du 19ème pour désigner un style, le mot ‘baroque’ fut abondamment utilisé comme adjectif dans le sens péjoratif de grotesque, bizarre, surchargé, confus et désordonné, artificiel et surfait.

J’ai du mal à comprendre pourquoi ce vocable a hérité d’une connotation si négative.

Parce qu’il désigne à l'origine une perle irrégulière et mutine qui résiste à la perfection ?

Mais, cette perle me touche ! Et le baroque aussi.

Parce que cette imperfection et cet inachevé résistent au modèle classique, à la rationalité et à la pensée de l’imitation réaliste (perspective), parce que le baroque relève de l’anamorphose salutaire.
(quand le baroque brille)


Type de document : DJ's classes : classes générales

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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