Finalement, tu as été mon choc.
Ni plus ni moins.
Un épisode qui m'a rappelé que les hommes sans voyage sont dépourvus de profondeur.
Une surface fuyante où mon regard glissait sans percer.
Des baisers sans saveur.
Des ébats vides et insensés.
Un pur mensonge pas même une illusion.
Fallait-il que tu viennes ?
Fallait-il que tu aspires à percer mon territoire irrationnel et singulier ? Fallait-il que tu feignes ?
Tu ne m'aimais pas.
Je ne t'aimais pas non plus.
Ainsi étais-tu toi aussi mon déni.
Mais au moins, tu n'étais pas mon infidélité...
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Avant que le substantif ne s’impose à la fin du 19ème pour désigner un style, le mot ‘baroque’ fut abondamment utilisé comme adjectif dans le sens péjoratif de grotesque, bizarre, surchargé, confus et désordonné, artificiel et surfait.
J’ai du mal à comprendre pourquoi ce vocable a hérité d’une connotation si négative.
Parce qu’il désigne à l'origine une perle irrégulière et mutine qui résiste à la perfection ?
Mais, cette perle me touche ! Et le baroque aussi.
Parce que cette imperfection et cet inachevé résistent au modèle classique, à la rationalité et à la pensée de l’imitation réaliste (perspective), parce que le baroque relève de l’anamorphose salutaire.
(quand le baroque brille)
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun